MON DIEU COMMENT SUIS-JE TOMBEE SI BAS? (1974)

rueducine.com-mon-dieu-comment-suis-je-tombee-si-bas-1974FILM DE : Luigi Comencini
TITRE ORIGINAL : Mio Dio come sono caduta in basso?
PAYS : ITALIE
GENRE : Comédie, Comédie italienne
AVEC : Laura Antonelli, Alberto Lionello, Michele Placido, Jean Rochefort, Ugo Pagliai, Karin Schubert, Michele Abruzzo…
MUSIQUE : Fiorenzo Carpi

Pour plus de détails voir IMDB

SYNOPSIS : Sicile années 1880, la jeune Eugenia fraîchement sortie du couvent où elle reçut son éducation est promise au mariage (d’amour) avec Raimondo Corrao issu du peuple mais très riche. Après la cérémonie religieuse, alors que la consommation du mariage est sur le point de se faire et que la famille en attend les conclusions, Raimondo Corrao reçoit un télégramme l’enjoignant à ne pas commettre un mariage incestueux puisque Eugenia est sa sœur. Malheur! Le mariage ne peut être consommé. Après avoir hésité entre l’impossible divorce et l’ignominie du suicide de l’une ou de l’autre, le couple balance pour rester mariés mais faire voeu de chasteté l’un envers l’autre. Sur ces entrefaites ils partent en voyage de noce à Paris où les tentations sexuelles sont bien nombreuses…

CRITIQUE : Luigi Comencini utilise au maximum les ressorts de la comédie à l’italienne. Critique sociale matinée de grivoiserie très légère et sans aucune vulgarité. Il prend pour modèle ce couple de grand bourgeois empêtrés dans leur éducation catholique stricte et issus de la haute société sicilienne, confrontés au pire tabou qui soit: L’inceste! qui les fait tomber dans la voie la plus austère sur le plan sexuel: La non consommation du mariage ce qui signifie l’abstinence totale. Mais la tentation ne cesse de frapper à la porte sous les traits d’un riche entrepreneur français des chemins de fer (Jean Rochefort) pour La jeune femme; des prostituées de Paris pour son mari. Puis de retour en Sicile un chauffeur redoutable de séduction (Michele Placido) pour elle; des paysannes peu farouches pour lui. Au passage Luigi Comencini en profite pour se moquer des campagnes Libyennes italiennes qui ont failli tourner à la catastrophe, et à égratigner l’icône de la littérature italienne Gabriele D’annunzio et son ego boursoufflé. Laura Antonelli est tout parfaitement à son aise dans ce rôle de jeune femme qui dit non tout en faisant comprendre que oui. Elle porte le premier rôle ainsi que la voix off. Alberto Lionello est tout à fait magnifique en homme marié frustré par la chasteté qu’il s’est imposée et qui cherche la grandeur dans des exploits guerriers puis politiques. Ces deux acteurs n’ont pu travailler au cinéma que pendant une vingtaine d’années (les années 1970-1980). Fiorenzo Carpi offre une merveilleuse musique à ce film notamment l’une évoquant les émois du cœur, et l’autre la passion des sens avec un tango endiablé.

Lire plus de critiques sur SensCritique

LA SCENE D’ANTHOLOGIE : Silvano le chauffeur passe devant une petite bergerie où il avait violé une première fois la marquise Eugenia. Celle-ci avoue en voix off avoir eu un pincement au cœur à l’idée qu’il n’allait pas s’y arrêter une deuxième fois. Ouf! il ne faisait que la contourner pour se garer derrière.

NOTE : 15/20

Image de prévisualisation YouTube

L’ANECDOTE : Laura Antonelli vit aujourd’hui loin des plateaux de cinéma. Minée par des problèmes de drogue au début des années 1990. Défigurée par des chirurgies esthétiques hasardeuses. Quasi indigente et le corps en surpoids. Elle vit recluse dans un modeste appartement des environs de Rome et passe ses journées en dévotions. Quelques amis du cinéma lui rendent visite et l’aident financièrement.

FILMS DE Luigi Comencini DEJA COMMENTES :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *