A.I. INTELLIGENCE ARTIFICIELLE (2001)

rueducine.com-ai-intelligence-artificielle-2001FILM DE : Steven Spielberg
TITRE ORIGINAL : Artificial Intelligence : A.I.
PAYS : USA
GENRE : Science fiction
AVEC : Haley  Joel Osment, Jude Law, Frances O’Connor, Sam Robards, William Hurt, Jake Thomas…
SCENARIO : Steven Spielberg, Ian Watson
MUSIQUE : John Williams

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SYNOPSIS : A New York au milieu du XII ème siècle un concepteur de robots décide avec son staff de créer des machines qui soient de plus en plus proches de l’humain. Surtout sur le plan psychologique. Il veut que ses prochaines créations aient des sentiments amoureux. Notamment l’amour filial envers des parents. Car le monde a été submergé par les océans à cause du réchauffement climatique et les civilisations qui ont réussi à en réchapper économiquement sont celles qui ont eu une politique sévère de dénatalité. Une forte demande de parents en mal d’enfants  incite certaines entreprises à créer des robots enfants mais jusqu’à présent ils étaient dénués de tous sentiments amoureux…

CRITIQUE : Si le monde futur vu par Steven Spielberg (d’après une nouvelle de Brian Aldiss et une adaptation de Stanley Kubrick) n’est guère réjouissant, sa vision de la famille du futur est carrément angoissante. Les parents sont irresponsables  les enfants naturels crétins et les enfants robots naïfs.
De nouveaux jeux du cirque sur fond de musique heavy metal consistent à détruire des robots de la façon la plus idiote possible par des décérébrés angoissés.
Des cités affreuses d’esthétiques sont les visions futures de nos villes.
Si le récit est très « spielbergien » c’est à dire un peu naïf et sentimental, voire par moment bêtifiant, sa technique permet à certains moments de rehausser le niveau du film.
Spielberg passe à côté du sujet de la conception des robots et des sentiments humains que l’on veut leur appliquer. Il nous montre la quête d’un robot qui pour conquérir l’amour d’une mère indigne cherche une fée bleue qui le rendra complètement humain. C’est bien triste lénifiant et indigeste.
La première partie est assez exaspérante malgré la volonté du réalisateur de bien faire.  Prenant soin de nous montrer le gamin robot isolé dans un monde qui lui est hostile, en le montrant déformé par des reflets de porte vitrées, pris en plongée encerclé d’un lustre à table avec la famille, son image reflétée sur une photo de famille où il ne figure pas, se déplaçant là où il n’est pas attendu. Cependant tout cela est bien long et la famille d’accueil du robot est d’une bêtise crasse difficile à supporter.
Après l’abandon du gamin dans la nature, et le hideux passage de la destruction de robots, le film passe son temps à nous remâcher le conte de Pinocchio. On se situe alors dans une cité appelée « ville rouge » qui à part les ponts d’accès à la ville n’a pas grand chose de futuriste : on trouve les mêmes affreux néons dans les grandes métropoles de nos jours.
C’est là que l’on a droit a une petite scène de comédie où le gamin et le robot qui l’accompagne interrogent un doctor Know (docteur je-sais-tout) mi-dessin animé mi-hologramme. Voix de Robin Williams irrésistible.
Enfin le film plonge dans un Manhattan inondé par la montée des océans. Le réalisateur nous offre des images époustouflantes aériennes des immeubles mythiques dont certains disparus quelques mois après la production du film sous les avions suicides d’Al Qaida. Les images sous marines de Coney Island sont tout aussi spectaculaires.
Mais tout cela est à nouveau gâché par cette volonté de faire du Walt Disney en pire! Je ne parle pas du catastrophique dernier quart d’heure de mièvrerie avec les E.T. si chers au réalisateur et bien proches de ceux de Brian de Palma dans « Mission to mars » sorti l’année précédente.
Le casting  excepté William Hurt et Robin Williams est assez catastrophique. Jude Law en robot gigolo fait un peu peine à voir, quant au gamin Haley Joel Osment il est si lisse, si lisse que les émotions ont du mal à passer. Frances O’Connor et Sam Robards sont absolument nuls. C’est sûrement l’ours en peluche le meilleur acteur d’entre tous!
Enfin la musique de John Williams qui choisit une musique symphonique est d’une banalité insipide.

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LA SCENE D’ANTHOLOGIE : A Manhattan David et Gigolo Joe qui ont volé un hélicoptère à la police survolent un Manhattan en partie englouti part les eaux . Ils sont à la recherche des lions qui pleurent, là où se situe l’entreprise où a été conçu David. Quatre immense statues fontaines de lions surplombent un immeuble. Avec Manhattan sous les eaux ces images sont grandioses.

NOTE : 08/20

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L’ANECDOTE : L’écriture du film a été longue et mouvementée. C’est Stanley Kubrick qui voulait adapter la nouvelle de Brian Aldiss qu’il embauche pour adapter le récit au cinéma. Mais entre les deux hommes des conflits de caractères et de création obligent Stanley Kubrick à se séparer de l’auteur. Mais il conserve les droits. Il fait donc appel à Ian Watson après un passage d’un autre scénariste Bob Shaw qui ne resta que 6 semaines sur le script. Steven Spielberg ami de Stanley Kubrick était à l’époque producteur du projet. Mais ce projet était initialement une version moderne du conte de Pinocchio. Au décès de Stanley Kubrick qui avait abandonné le projet, pour « Eyes wide shut » sa veuve demande à Spielberg de reprendre le projet Spielberg accepte mais réécrit le  scénario.

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3 commentaires
  1. Le Boucher
    décembre 10, 2012 |
  2. décembre 10, 2012 |
  3. nabot
    décembre 10, 2012 |

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