AMOUR A LA SUÉDOISE (L’) (1963)

rueducine.com-il-diavolo-1963FILM DE : Gian Luigi Polidoro
TITRE ORIGINAL : Il Diavolo
PAYS : ITALIE
GENRE : Comédie
AVEC : Alberto Sordi, Gunila Elm-Tornkvist, Anne-Charlotte Sjöberg, Barbro Wastenson, Monica Wastenson, Ulf Palme, Ulla Andersson, Inger Auer, Laila Novak…
SCENARIO : Rodolfo Sonego
MUSIQUE : Piero Piccioni

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SYNOPSIS : Années 1960, Amedeo Ferretti qui a entendu parler des femmes suédoises comme étant des femmes libérées sexuellement et faciles, se fait mandater par son entreprise pour aller à Stockholm négocier des fourrures, qui seront assemblées en Italie pour les manteaux des riches italiennes. Le voici dans le train déjà tout émoustillé de ses prochaines aventures avec les suédoises. Effectivement sur le ferry qui le mène des Pays Bas en Suède quelques spécimens lui lancent des œillades appuyées…

CRITIQUE : Film un peu oublié du cinéma italien et qui pourtant est une très bonne comédie sur les relations entre hommes et femmes vues par un italien moyen et par les femmes suédoises qui sont diamétralement opposées. Déjà dans les années 1960 la Suède est un pays fortement influencé par le socialisme, et athée. Les suédoises sont émancipées et indépendantes très jeunes. Elles travaillent et choisissent les hommes qu’elles veulent fréquenter. De plus ne croyant pas en un après la mort les suédois(es) vivent pleinement chaque instant de leur vie. Tous savent qu’ils n’auront pas une seconde chance dans l’au-delà.
Notre italien moyen catholique, et très hypocrite sur le plan sexuel, n’a qu’une envie : rencontrer une suédoise, la séduire vite fait (son temps est compté) et la mettre dans son lit. D’autant que sur le guide de voyage sa femme lui a lu cette phrase qui l’a émoustillé: « Les suédoises ne te demanderont pas qui tu es, quel âge tu as, si tu as femme et enfants, elles ne te feront aucune demande idiote. Parmi elles une te prendra la main, t’amènera dans sa chambre, allumera deux bougies, et te regardera profondément dans les yeux en silence…et dans ce regard profond et mystérieux tu comprendras que jusqu’à présent tu n’as jamais été un homme heureux. »
Mais dans le guide il n’est pas question de coucher, mais de rapports sincères.
De plus un collègue lui a donné l’adresse d’un bar où les italiens très prisés par les suédoises se font draguer par ces dernières. Notre négociant en peaux rudement efficace dans son métier est bien maladroit dans sa façon brutale d’approcher les suédoises toutes plus blondes et plus belles les unes que les autres.rueducine.com-ours-de-berlin

Alberto Sordi phénomène transalpin de la comédie est spectaculaire. Le choc des cultures se transforme en mur d’incompréhension malgré ses diverses tentatives. La comédie rueducine.com-golden-globeest très efficace. le film sera d’ailleurs primé par un Ours d’or au festival du film de Berlin.
Alberto Sordi récoltera le Golden Globe.
Belle musique de Piero Piccioni qui trouve un air de derrière les fagots que l’on sifflote volontiers le film achevé.
Il est incompréhensible que ce film ait sombré injustement dans l’oubli.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE : Persuadé qu’une belle suédoise va attendre un bel italien (lui) à la gare, en sortant du train il s’approche de toutes les femmes sur le quai. Première désillusion : pas une femme ne l’attendait.

NOTE : 14/20

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L’ANECDOTE : Le producteur Dino de Laurentiis raconte que l’idée du film vient de l’acteur Alberto Sordi qui avait envie de tourner un film sur un italien qui se fait des illusions sur les femmes suédoises et leur libéralité sexuelle, et qui à la fin de son séjour n’en aura pas mis une seule dans son lit. Alberto Sordi avait déjà trouvé le réalisateur et le scénariste, ainsi que le photographe, le reste du film se ferait au débotté et à l’improvisade. Dino de Laurentiis emballé donne l’enveloppe nécessaire au tournage et voici Alberto Sordi, Gian Luigi Polidoro, Rodolfo Sonego et Luigi Kuveiller prenant le train et commençant à filmer les premières scènes à peine écrites par Rodolfo Sonego.

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