Synopsis

5 cavaliers rentrent dans un village perdu nommé Firecreek. Ils font partie du gang de Bob Larkin et viennent de faire un braquage. Ils tentent dans ce coin retiré de se faire oublier. Mais c’est sans compter sur le caractère emporté des jeunes de la bande qui bousculent les habitants. Le shérif Johnny Cobb à mi-temps du village de Firecreek a sa femme qui est sur le point d’accoucher. Et les 5 outlaws qui arpentent les rues de Firecreek ne sont pas sa priorité première…

CRITIQUE

Vincent McEveety est surtout connu pour ses réalisations à la télévision: « Arabesque », « Columbo », « Simon et Simon », « Hooker », Supercopter », « Magnum », « Huit ça suffit » , « Star Trek »  j’en passe et des pires…

Au cinéma il est connu par ses réalisations pour la firme Disney. « Gus » (1976), « La coccinelle à Monte-Carlo » (« Herbie goes to Monte Carlo« ) (1977) et « La coccinelle à Mexico » (« Herbie goes bananas« ) (1980).
Autant dire que ses débuts au cinéma étaient plus prometteurs que ce qu’il en a vraiment été.

Le film reprend un peu le thème du chef d’œuvre de Fred Zinnemann « Le train sifflera trois fois » (« High noon« ) (1952). Un homme se retrouve seul face à une poignée de gangsters en dépit de la lâcheté générale il accomplira son devoir. Le scénario est assez inventif dans le côté malsain de l’arrivée d’une bande d’outlaws dans un village paisible. Même si le film de Vincent McEveety n’a pas la même force et la même portée, son casting de rois mérite le détour.

James Stewart est vraiment poignant dans ce rôle surtout sur la fin où il réclame une arme à un commerçant qui cherche à le dissuader de s’engager dans ce combat inégal.
Henry Fonda le regard toujours métallique est un chef de bande un peu spectateur de ce qui se passe. On le sent dépassé par les jeunes turbulents de sa bande, prompts à mettre le village sens dessus-dessous.
La blondissime présence de la belle Inger Stevens méritait un peu plus de temps sur l’écran. Peut-être en développant un peu plus sa relation avec Bob Larkin ce qui aurait donné plus de forces à son dernier geste.

La photographie et les décors du village sont somptueux avec un gros travail sur les abords des maisons et des granges qui serviront de théâtre à l’affrontement final.

la musique d’Alfred Newman est dans les canons du genre dans les années 1950. Le compositeur semble ne pas avoir entendu les orchestrations des maestrii italiens ou de Jerry Goldsmith et Dominic Frontiere qui ont fait évolué la musique du western vers de nouvelles sonorités.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Les funérailles improvisées et malsaines en pleine nuit des 4 hors-la-loi pour leur ami tué accidentellement par un jeune simple d’esprit.

L’ANECDOTE

On a vraiment l’impression que ce village est une impasse pour ceux qui y vivent et ceux qui vont y mourir. Oliver Stone bien des années plus tard reprendra cette sensation de ville impasse avec « U-turn » (1997).

NOTE : 13/20

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