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SYNOPSIS

Paris années 1930 Lydia est étudiante à la faculté de droit. Mais son dernier soutien familial (sa grand-mère) vient de mourir. La voici livrée à elle même incapable de payer sa chambre, et ses repas. Les ardoises s’accumulent et ses recherches d’emplois restent vaines. Les hommes tentent d’abuser de sa faiblesse. Son amie Alice lui propose de prendre la place d’une enfant morte, dont la mère s’est suicidée peu après. Un calepin de mémoire de cette femme est entre ses mains. Cette enfant était la fille de Jacques Verney un historien renommé qui vit à Versailles. Lydia refuse. Mais quelques temps plus tard à bout de force, elle finit par accepter et se rend chez l’historien…

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CRITIQUE 

Le film a bel et bien pris un coup de vieux surtout dans la façon d’interpréter très théâtrale.
Le scénario est un tantinet laborieux notamment dans la mise en place du fameux abus de confiance.

Danielle Darrieux (1917-2017) ne donne pas grand chose de son talent qu’on lui sait immense. Le regard vide la moitié du film, on le regrette à la fin du film d’autant plus qu’elle parvient à jouer une scène de plaidoirie assez impressionnante.

Le film (hormis la difficulté de trouver un travail pour une femme) n’est pas du tout imprégné de ce qui se passe en ces années troubles avec la montée de l’extrême droite ou le gouvernement du front populaire en France, il développe seulement des portraits hommes peu flatteurs qui feront nous n’en doutons pas, trois ans plus tard, « d’excellents français ».

Les autres interprétations sont de qualité notamment Valentine Tessier.
Charles Vanel (1892-1989) est lui trop monolithique. Dommage.

La musique de Georges Van Parys est de nos jours, inaudible.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène de Lydia devenue avocate qui pour sa première plaidoirie défend un cas semblable au sien. La grande scène du film avec une belle montée dramatique, et l’interprétation sidérante de Danielle Darrieux.

L’ANECDOTE

Henri Decoin (1890-1969) et Danielle Darrieux étaient à l’époque mari et femmes. Ils divorcent en 1941. Ce qui ne les empêchera pas de se retrouver sur le plan professionnel, notamment sur le film « La vérité sur Bébé Donge » (1951).

NOTE : 12/20

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