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SYNOPSIS

Années 1990 à La Nouvelle Orléans, Darby Shaw suit les cours de droit de Thomas Callahan ancien juge reconverti dans l’enseignement universitaire. Elle est aussi la maîtresse de Callahan. A Washington deux juges de la cour suprême sont assassinés par un tueur professionnel. Pour l’entourage du Président des Etats-Unis, c’est le moment de nommer des juges un peu plus en accord avec sa politique ultra libérale. Suite à ces assassinats, Darby Shaw fait quelques recherches et rédige un mémoire rapprochant les deux juges comme ardents défenseurs de la cause écologique et mettant en cause un riche homme d’affaires, principal pourvoyeur de fonds du Président, dans l’assassinat des deux hommes. Thomas Callahan après avoir remis ce rapport à un de ses amis du FBI de Washington meurt assassiné dans l’explosion de sa voiture…

CRITIQUE 

Nouvel opus hollywoodien qui tente de digérer les années Kennedy-Nixon (11 novembre 1963 – 9 août 1974).

Et ce n’est pas une mince affaire!
Il en naît un cinéma paranoïaque dont Alan J. Pakula (1928-1998) est un des plus grands représentants « A cause d’un assassinat » (« The Parallax view » (réflexions sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy et « Les hommes du président » (« All the president men« ) film-enquête sur la mise en lumière du scandale du Watergate qui amena Richard Nixon à la démission.

« L’affaire Pélican » se réfère plutôt aux magouilles nixoniennes. Aux mensonges de plus en plus difficiles à maîtriser, aux écoutes téléphoniques tous azimuts, à une Maison Blanche sens dessus-dessous pour tenter de maîtriser un récit qui lui échappe au profit des journalistes aux pressions faites sur le FBI, aux officines obscures qui font plus de dégâts qu’elles ne règlent les problèmes.

Alan J. Pakula signe donc un thriller politico-judiciaire sur fond très lointain d’écologie. Il adapte lui-même un roman de l’inévitable John Grisham.
Scénario écrit de main de maître l’histoire passionne de bout en bout malgré une certaine complexité et une multiplicité de personnages. Le film ne manque pas de crédibilité ce qui est assez essentiel.

Le récit du film passionne de bout en bout. Alan J. Pakula joue avec la paranoïa des deux héros face à leur poursuivants nombreux, dangereux et imprévisibles.

Le film mêle la politique au thriller ce qui est un genre qui a existé en France dans les années 1970 et qui a dans les années 1980 a complètement disparu dans les années 1980 pendant une trentaine d’années et tente de revenir depuis le début des années 2010.

Alan J. Pakula fait montre de métier et réalise ce film avec une belle maîtrise et un joli style appuyé par la photographie de Stephen Goldblatt  et la musique de James Horner très en verve.

L’interprétation de Denzel Washington et Julia Roberts est irréprochable et Stanley Tucci en tueur froid est remarquable. Comme d’habitude.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE 

La poursuite dans le parking de la banque. Gros morceau de bravoure.

L’ANECDOTE

John Grisham est un des auteurs américains les plus adaptés au cinéma « La firme » (1993) de Sydney Pollack, « Le client » (1994) de Joel Schumacher, « Le droit de tuer? » (1996) de Joel Schumacher, « L’héritage de la haine » (1996) de James Foley, « L’idéaliste » (1997) de Francis Ford Coppola, « The Ginger bred man » (1998)…de Robert Altman et bien d’autres…

NOTE : 16/20

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