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SYNOPSIS

San Francisco années 1960, Kelly Sherwood rentre chez elle le soir, elle rentre la voiture dans le garage et une fois la porte fermée, elle est agressée par un homme. Celui-ci prend bien soin de ne pas lui laisser loisir qu’elle le voit. L’homme lui annonce qu’il attend d’elle une collaboration pour dérober 100 000$ à la banque où elle travaille. L’homme disparaît par la porte du garage. Kelly Sherwood malgré les avertissements de l’agresseur, téléphone au FBI et tombe sur le détective John Ripley. Mais le malfaisant dissimulé dans l’appartement assomme la jeune femme…

CRITIQUE

Blake Edwards avec ce film reprend les codes du film noir qui a eu ses heures de gloire entre 1941 et 1955 et qui meurt en 1959. Ce film sera donc classé comme neo-noir. C’est à dire comme film reprenant une ambiance de film noir à partir de 1960.

Blake Edwards fait appel aux grands maîtres qui ont popularisé le genre « noir ». Il travaille énormément sur les cadrages et sur la lumière signée par un des maîtres américains (il y en a peu) Philip H. Lathrop.

Le scénario est signé par le couple Gordon Gordon et Mildred Gordon qui sont auteurs de romans noirs dont une bonne partie ont pour héros John Ripley détective du FBI. L’histoire est passionnante de bout en bout. La fin du film est brutale et finalement anti spectaculaire.

Dommage que le film souffre à quelques moments de crédibilité. Et qu’il ne tienne pas non plus le parti pris de maintenir le méchant dans l’anonymat suffisamment longtemps. Pourtant au générique du début, le soin est bien pris de ne pas nommer l’acteur Ross Martin qui incarne le vecteur de terreur.

San Francisco est une ville photogénique et Blake Edwards profite largement de son décor naturel, notamment pour les scènes de filatures, ce qui ancre le film dans une réalité quotidienne et ajoute au sentiment de terreur.

Enfin honte à l’auteur du titre français du film qui ne méritait pas un tel traitement.

Belle musique de Henry Mancini.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La première scène de terreur dans le garage de la jeune femme, l’agresseur et l’agressée sont tête contre tête la femme est éclairée et l’homme dans la pénombre. Très beau travail.

L’ANECDOTE

Les Gordon ayant vite compris que l’adaptation d’un roman au cinéma pouvait s’avérer plus rémunérateur que la publication des romans, ont exigé d’être les auteurs des scénarios issus de leurs romans pour le cinéma.

NOTE : 15/20

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