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SYNOPSIS

Colorado, 1868, Howard Kemp suit la trace d’un homme. Quand il en rencontre un c’est un vieux prospecteur. Il l’enrôle avec lui pour qu’il lui permette de le remettre sur la trace d’un certain Ben Vandergroat, celui-ci a assassiné un marshal à Abilene dans le Kansas. Quand soudain un éboulement de pierre tombe sur les deux hommes. Kemp comprend que Vandergroat lui a tendu un piège. A ce moment arrive au galop un homme en tenue de cavalier de l’armée. Howard Kemp se méfie de ce nouveau venu esseulé et lui demande sa feuille de route…

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CRITIQUE

Troisième collaboration entre Anthony Mann  et James Stewart, ce film vient après « Les affameurs » (1952) et avant « Je suis un aventurier » (« The far country« ) (1954).

Western économe en casting, seuls cinq acteurs sont à l’affiche plus une douzaine de figurants indiens.
Un des fleurons du sur-western (western à haute teneur en psychologie qui supplante l’action). Ici le bandit et la femme qui l’accompagne jouent avec les faiblesses de leur trois geôliers afin de leur échapper. C’est par la parole qu’il sème le trouble dans les esprits.

Il faut dire que les trois hommes sont plutôt avides d’argent et prêts à se tirer dans les pattes pour empocher la prime de l’outlaw.

James Stewart n’est jamais meilleur quand son personnage contient d’immenses failles. Je pense à « Sueurs froides » (« Vertigo« ) de Alfred Hitchcock ou « La flêche brisée » (« Brocken arrow« ) de Delmer Daves.

James Stewart est à l’unisson avec son réalisateur qui lui aussi est adepte de ses montées de violence aussi subites que virulentes. Comme le massacre des indiens. Scène où le spectateur pense que l’affrontement n’aura pas lieu sauf que d’un coup tout s’emballe et finit dans un climax de violence, soudain, inattendu et brutal.

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Robert Ryan est génial en méchant retors qui monte les uns contre les autres et compte les points à chaque tension entre les trois chasseurs de primes.

Dommage que Janet Leigh est un rôle en parti sacrifié. On ne comprend pas vraiment ce que son personnage fait et comment il se retrouve avec cet assassin. De plus son sex appeal dans ce film est sérieusement camouflé sous des vêtements masculins et une coupe à la garçonne.

Excellente prestations de Millard Mitchell en vieux chercheur d’or qui se reconvertit dans la chasse à la prime.

Anthony Mann tourne son film en décor naturel. Les montagnes du Colorado mais surtout les cours d’eau tumultueux viennent ajouter au tourments des cerveaux des quatre hommes. C’est superbe.

La partition de Bronislau Kaper n’est elle, pas sensationnelle. Bien que très syncopée, elle ne rentre pas dans les canons du western. Elle fait plutôt penser à une musique de film noir.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Howard Kemp va rechercher Ben Vandengroat dans la rivière en furie au péril de sa vie. Seul l’argent de la prime l’intéresse et pour cela il est prêt à y perdre la vie. James Stewart dans un accès de rage magnifique. L’acteur est capable de flambée de violences extraordinaires.

L’ANECDOTE

Avant dernier film de Millard Mitchell (1903-1953).

NOTE : 15/20

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