Synopsis

Paris années 1950, Florence Carala, appelle son amant Julien Tavernier, et lui donne rendez-vous dans un café d’ici une demi-heure. Entre temps Julien Tavernier qui est à son bureau demande à la secrétaire de ne pas le déranger. Il est l’heure de quitter le travail. Il en profite pour quitter son bureau par une fenêtre et au moyen d’une corde et un grappin monter à l’étage supérieur. Puis il s’introduit dans le bureau du président de la compagnie Simon Carala et l’assassine maquillant son geste en suicide. Il retourne à son bureau, puis accompagné de la secrétaire quitte les lieux. Une fois dans sa voiture décapotable il s’aperçoit qu’il a oublié la corde accrochée. Il rentre à nouveau dans l’immeuble alors que le gardien commence à fermer les lieux et se retrouve coincé entre deux étages lorsque le gardien coupe l’électricité. Pendant  ce temps un jeune voyou lui vole sa voiture…

CRITIQUE

Premier long métrage de Louis Malle qui s’impose immédiatement.

Adapté d’un roman de Noël Calef dont l’écrivain a lui-même écrit le premier jet du scénario repris par la suite par l’écrivain Roger Nimier et Louis Malle, le film vaut avant tout pour ce scénario complexe basé sur d’une part sur un premier meurtre avec un assassin coincé, et en second lieu, un jeune chien fou accompagné de sa fiancée lancés dans une cavale mortelle.

Le réalisateur parvient à réaliser un film policier qui tient le spectateur en haleine tout en prenant maintenant un parti pris esthétique proche de la Nouvelle vague.  Louis Malle s’offre quelques plans « libres » de Paris la nuit avec une Jeanne Moreau qui erre à la recherche de son amant.

Maurice Ronet est magnifique. Un de ses grands rôles au cinéma.
Georges Poujouly et Youry Bertin sont un peu légers. Mais cela n’est pas grand chose.
Enfin Lino Ventura et Charles Denner dans leurs petits rôles respectifs de flics crèvent l’écran lors de leurs apparitions.

La musique de Miles Davis qui a fait son effet dans le temps n’a plus le côté révolutionnaire du moment, mais est encore formidable. On pourra regretter que seuls deux ou trois morceaux sont utilisés.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Florence déambule dans les rues de la capitale, la nuit, à la recherche de Julien la musique de Miles Davis enveloppe les images. Si je suis assez insensible aux charmes de Jeanne Moreau j’avoue que le réalisateur a su quand même lui soutirer des images mémorables de son errance.

L’ANECDOTE

Le film reçoit le prix Louis Delluc qui se veut être le « Goncourt » du cinéma.

NOTE : 15/20

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