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SYNOPSIS

Phoenix (Arizona) années 1970 le lieutenant de police Charlie Congers qui sort d’une séance d’autopsie sur le corps d’une jeune femme morte d’overdose, voit un policier partir en voiture sur les chapeaux de roue. Charlie prend sa voiture et le rattrape.  Charlie lui offre un café. Le policier lui explique que la femme sur la table d’autopsie est sa fiancée. Il sait que la drogue vient du clan du mafieux Joe Bomposa. Face à l’inaction et l’impuissance de l’ensemble des administrations policières le policier menace d’aller flinguer de lui-même Bomposa. Charlie le dissuade. Quand le policier reprend sa voiture, et qu’il la démarre celle-ci explose sous les yeux de Charlie…

CRITIQUE

Film d’action… raté!

John Huston qui avait commencé à tourner quelques scènes quitte le plateau fâché avec le producteur. C’est donc Stuart Rosenberg qui le remplace au pied levé.

Le film commence plutôt pas trop mal. Les scènes tournées à Phoenix sont prometteuses. Cependant on est vite surpris par le fait que le chef mafieux inspire plus le ridicule que la crainte. Puis le film se déplace en Suisse et là les scènes s’enchaînent entre le flic et la femme qu’il doit protéger. Ces scènes sont mal écrites, les dialogues sont mièvres, et les scènes d’action subissent parfois des ellipses malvenues.

De l’action, le film n’en manque pas. Car il s’agit d’une vaste course poursuite dans les montagnes helvétiques. Mais l’épaisseur psychologique des personnages ressemble à une feuille à rouler le tabac. Très vite on se désintéresse des deux acteurs principaux, et de leur fuite.

Je passe sur la fin très décevante. Pourtant l’arrivée énigmatique d’un corbillard chez le chef mafieux faisait relever l’intérêt chez le spectateur aussitôt anéanti par une facilité scénaristique triste à pleurer.

Charles Bronson est comme à l’accoutumée taiseux et efficace. Jill Ireland est moins à la fête. Son personnage mal dessiné par les scénaristes ne lui offre pas les possibilités d’exprimer son talent.
Rod Steiger lui non plus n’ a pas de quoi défendre son personnage de chef mafieux. Le bégaiement nuit à la crédibilité du personnage.
Enfin Henry Silva a lui aussi un personnage bâclé. Mais il par vient à tirer (en partie) son épingle du jeu.

Lalo Schifrin parvient à ravir les oreilles avec un thème qui allie avec bonheur ce que promet le titre américain. De l’amour et des balles.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Charlie et Jackie sont dans une voiture elle-même sur une plateforme de train qui traverse la campagne enneigée de Suisse. Charlie qui a compris que les tueurs à leur trousse étaient eux aussi dans le train démarre la voiture et quitte le train en marche pour après quelques dizaines de mètres gymkhana dans la neige finit dans un transformateur électrique.

L’ANECDOTE

Le film se fait massacrer par la critique à sa sortie et n’obtient pas le succès escompté.

NOTE : 09/20

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