Synopsis

Nick Conklin est un flic divorcé New Yorkais qui a une grande gueule aime la flambe et les grosses motos. Il est soupçonné par l’IGS d’avoir dérobé de l’argent lors de diverses arrestations. Avec Charlie Vincent son coéquipier ils se rendent à une trattoria. Alors qu’ils sont au bar ils remarquent des mafieux italo-américains entrain de négocier avec un vieux yakuza. Lorsque surgit d’autres japonais dans le restaurant armés jusqu’aux dents. Après avoir dérobé un objet au vieux japonais, leur chef assassine ce dernier ainsi qu’un garde du corps et s’enfuit. Nick et Charlie le pourchassent et parviennent à l’arrêter. Mais quand Nick veut l’interroger, son chef le lui interdit. Il lui donne l’ordre de l’accompagner pour son extradition au Japon…

CRITIQUE

La force de Ridley Scott et de filmer les villes avec un réel talent.

Il l’a démontré dans « Blade runner » (1982) (Los Angeles) mais aussi dans « Traquée » (1987) (New York). Ici il s’agit un peu de New York avec une course de motos entre le pont de Brooklyn et le pont de Manhattan mais surtout d’Osaka et les villes du Japon proches.
Fascination pour les mégapoles, leurs néons et la violence sous-jacente qui se terre dans ces lieux d’ombres et de lumières. Ridley Scott sait sublimer ses décors naturels urbains.

Ceci dit le film est des plus classiques dans son traitement.
Je n’ai pas eu le sentiment que le réalisateur ait été très adroit dans le traitement des relations entre flics yankees et flics japonais et il passe à côté du buddy movie en éliminant trop tard (environ la moitié du film) le collègue américain de Nick interprété par Andy Garcia. Cela ne laisse pas le temps au duo Douglas – Takakura de s’installer dans le genre.

De plus le scénario enfile les clichés qu’ils soient policiers ou ethnologiques. On ne peut pas dire qu’il brille par une intelligence quelconque. Il est assez basique et l’humour injecté est vraiment de mauvais goût.

Le côté un peu mieux réussi est l’aspect guerre entre le jeune yakuza aux dents longues et le vieux qui sait former des alliances contre nature pour sauvegarder ses intérêts.

Ridley Scott excelle dans les scènes d’action et rachète (en partie) par sa maestria les balourdises scénaristiques.

Michael Douglas ne fait pas dans la dentelle en bad cop à en devenir par moment agaçant et Andy Garcia en rajoute dans les sourires « ultra brite » du good cop.

Le traitement photographique est très influencé par les images publicitaires dont les frères Scott (Tony et Ridley) sont coutumiers.

Le réalisateur fait appel pour la première fois au compositeur Hans Zimmer qui sera le début d’une collaboration non suivie mais régulière. Cependant la musique est moins sensationnelle qu’on ne le croirait.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’irruption dans le restaurant italien de yakuzas armés jusqu’aux dents. Belle scène de tension.

L’ANECDOTE

L’acteur japonais Yûzaku Matsuda jouant un méchant jeune yakuza décède d’un cancer peu après le film. La production lui dédiera le film.

NOTE : 13/20

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