Synopsis

Los Angeles 2019, 6 réplicants de type Nexus-6 (sortes d’androïdes construits à partir de gênes humains) ont quitté une planète avec un vaisseau spatial, massacré l’équipage et laissé le vaisseau non loin de la ville de L.A. pour se rendre à la Tyrell Corporation, entreprise où ont été créés ces réplicants. Sur place deux sont éliminés. Un certain Leon est arrêté mais il tue celui qui lui fait subir un test psychologiques seule façon de détecter un réplicant d’un humain. La police va rechercher Rick Deckard ancien flic à la retraite converti dans le privé et qui est un excellent chasseur de réplicants. On lui demande de retrouver et d’éliminer le reste de la bande…

CRITIQUE

Le film est une adaptation libre du roman de science fiction de Philip K. Dick « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? » publié en 1968.
Disons-le de suite ce film est assez unanimement apprécié, souvent considéré comme un chef d’oeuvre du genre.

Pour ma part je regarde toujours ce film avec un certain ennui. Le film manque de climax. Peu de montée d’adrénaline pour le spectateur que je suis.

Je trouve que l’aspect thriller ou policier est assez passable. Les scénaristes ont à mon sens un peu négligé le sens de l’entertainment. On peut aussi regretter l’aspect psychologique voire philosophique du livre mis en sourdine. Un homme peut-il tomber amoureux d’une machine (même à visage humain) Le héros fait l’amour au réplicant Rachel ce qui est à peine suggéré dans le film.

Ce qui a mes yeux sauve le film c’est le côté technique du film. Plus de 30 ans après sa sortie le film reste visuellement impressionnant. Ce Los Angeles tentaculaire, surpeuplé, cosmopolite, battu par une pluie incessante, et dont les scènes sont nocturnes font que ce film reste dans les mémoires pour cet aspect là.

Rien à redire sur l’interprétation générale de l’ensemble des acteurs. Tous me semblent parfaits. Notamment le casting féminin.

Vangelis, spécialiste de la musique électronique, trouve ici le film adéquat pour mettre en exergue ses compositions. Ce sera moins le cas avec « 1492 : Christophe Colomb » du même Ridley Scott où sa musique était totalement inadaptée au genre.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le réplicant Pris est rejointe par le privé Rick Deckard chez le fabricant d’automates J.F. Sebastian. S’en suit un duel à mort assez impressionnant.

L’ANECDOTE

De nombreux acteurs ont été pressentis pour le rôle de Rick Deckard. Le tout premier Robert Mitchum. C’est en pensant à l’acteur que Hampton Fancher met au point un premier jet.
Puis viennent avec Dustin Hoffman de longues discussions étalées sur des semaines qui finissent sur un renoncement de l’acteur. Sont aussi pressentis Peter Falk, Al Pacino, Nick Nolte et Burt Reynolds.
C’est Steven Spielberg qui fait des pieds et des mains pour qu’Harrison Ford tourne le film. Tout d’abord il convainc Ridley Scott qu’Harrison Ford est l’acteur idoine pour ce rôle, puis il convainc Harrison Ford de prendre le rôle quand Ridley Scott fait appel à lui.

NOTE : 11/20

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