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SYNOPSIS

Lybie année 1970, les italiens qui ont colonisé le pays sont obligés de quitter le pays. Parmi eux soeur Germana. Germana a connu un amour avec un ouvrier du pétrole. Mais un accident tragique le lui a enlevé. Elle a embrassé la religion catholique et prodigue des soins dans les hôpitaux. A son arrivée à l’hôpital de Lodi son nouveau poste en tant que chef infirmière, elle trouve une situation étrange où tous les malades n’ont à la bouche que le nom de Annibale. C’est lui qu dit comment prendre les médicaments c’est pour lui que certains tricotent et Annibale fait circuler des revues érotiques chez les malades pour qu’ils gardent l’envie de vivre. Germana ne tarde pas à rencontrer Annibale Pezzi. Certes il est boiteux, mais n’a rien à faire dans l’hôpital. Or il y habite à l’année dans un box qu’il s’est réservé et dans lequel il affiche ostensiblement son militantisme communiste…

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CRITIQUE

Sur une bonne idée de scénario : Une bonne sœur se confronte à un homme militant de gauche qui s’est incrusté dans son hôpital, et est devenu un personnage incontournable pour les médecins et les patients; un film en partie raté.

Avant tout par un manque de scènes de confrontations amoureuses entre les deux stars italiennes. Le prologue est un peu long, l’arrivée de la sœur Germana à Lodi et la demi heure qui suit est plutôt réussie, puis quand le fameux Annibale quitte l’hôpital, le film se perd.
Et ce n’est pas la scène qui fait surgir le drame dans ce qui était une petite comédie qui relève le niveau.

Alberto Lattuada a bien du mal à tenir son film qui dans sa seconde partie lui échappe. Peut-être la faute à un scénario pas assez resserré.

Le film souffre aussi d’un manque d’à propos dans la distribution.
Le pauvre Adriano Celentano n’est pas mauvais acteur (il est même plutôt bon), mais il est d’une telle laideur que le spectateur a bien du mal à croire (ou alors on est très déçu de voir) que la sœur Germana puisse s’amouracher d’Annibale. Et donc l’on décroche totalement sur la toute fin qui semble trop irréaliste.

L’aspect intéressant du film est la description de ces années 1970 (fameuses années de plomb en Italie) et les luttes ouvrières qui ont été terribles en Italie jusque à l’extrême de la logique terroriste.

Fred Bongusto signe une belle musique très mélodique appuyée de la voix magique et planante de la soprano Edda Dell’Orso.

 

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La toute première scène de confrontation entre soeur Germana et Annibale Pezzi. Très prometteuse en intensité sans tomber dans la lutte entre Don Camillo et Peppone.

L’ANECDOTE

Bien entendu le film est produit par l’inévitable Carlo Ponti, mari attentif et pourvoyeur de films pour sa femme Sophia Loren.

NOTE : 09/20

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