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SYNOPSIS

Lors de l’assassinat d’un prospecteur par trois hommes un homme surgit de nulle part et tue les trois assassins. Puis il se rend dans la ville de Indian Creek. Il commence par se frotter au shérif qui voit d’un mauvais oeil ce justicier qui vient réclamer son dû : Ses victimes étaient toutes recherchées contre rançon. Puis il se rend dans un cercle de jeu tenu par un chinois avnt de se rendre chez Abigail la nièce du défunt assassiné surprise que beaucoup de monde s’intéresse à un lopin de contenant une cabane incendiée, une mine désaffectée et une terre incultivable…

 

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CRITIQUE

Autant le dire tout de suite Giuliano Carnimeo n’a rien d’un réalisateur digne de ce nom.

La preuve sa filmographie médiocre baignant dans un cinéma bis italien qui n’est pas forcément le cinéma bis le plus talentueux.
Après avoir écumé les bancs du western spaghetti parmi les cancres du genre, il fait une seule incursion dans le giallo avec l’oublié « Perché quelle strane gocce di sangue sul corpo di Jennifer? » (1972) plus sobrement intitulé en France « Les rendez-vous de Satan« .
Puis il s’est vautré sans discernement dans la comédie érotique. Sous genre empreint d’une navrante vulgarité et portée au pinacle avec des interprètes comme Edwige Fenech et Lino Banfi. Il préférera la plantureuse et peu pudique Nadia Cassini. Chacun ses goûts.

Et donc avec ce film qui est le deuxième volet des aventures westerniennes du dénommé Sartana après « Le fossoyeur » (« Sono Sartana, il vostro becchino« ) (1969) tournées aussi par Giuliano Carnimeo, ce tâcheron s’emploie à massacrer avec son inhabilité coutumière un scénario qui aurait pu être si ce n’est un bon western tout du moins un western italien en recherche d’un second souffle. Le sous-genre étant déjà au bout de six ans à bout de souffle.

Les scénaristes ont donc voulu introduire du surnaturel chez ce Sartana. Car l’homme est toujours sur le lieu des drames, ou des scènes clefs. On ne le voit pas se diriger vers…Il est déjà là!
Cet aspect là du film est massacré par la réalisation du sieur Carnimeo qui abuse des zooms avant et arrières qui sont de quasi tous les plans, et dont les placements de caméras sont souvent hasardeux et l’obligent à faire des montages tarabiscotés de mini plans pour parvenir à ses fins.
Le scénario est plombé par des dialogues qui frisent l’anémie. Dans ce film on ne se parle quasiment que par citations, c’est assez ahurissant.

Le film est évidemment produit avec 8 lires et 3 pesetas ce qui se voit sur l’écran par un choix de décors misérables et des extérieurs qui ressemblent plus à des accès de carrières ou de mines qu’à des paysages évoquant les Etats-Unis.

Gianni Garko n’est pas non plus à la fête: il manque cruellement d’envergure et de charisme.
Le reste du casting est à l’avenant, les méchants sont franchement ratés. Or il faut un méchant réussi pour que le film ait un minimum d’intérêt.

Le spectateur se raccrochera à la musique de Bruno Nicolai qui, si elle est clairement inspirée du boss Ennio Morricone parvient à grand peine à trouver sa place et à relever un niveau décidément médiocre.

Sartana flingue le Western italien et le spectateur paie les funérailles…

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Sartana chevauche son cheval en direction de l’ancienne demeure du défunt Benson. L’occasion d’écouter la musique de Bruno Nicolai.

L’ANECDOTE

Gianni Garko a surtout été porté par la mode du western italien.
A la mort du sous genre il tourne dans le dernier volet de la trilogie de Fernando DiLeo « Il boss » dans lequel il joue un commissaire. A mon avis son meilleur rôle au cinéma.
Mais Garko a perdu de sa superbe et sa notoriété au cinéma. Il tourne dans des films bis de peu d’intérêt et retourne au théâtre où il avait débuté.

NOTE : 06/20

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