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SYNOPSIS

Marseille début des années 1930, Roch Siffredi sort de prison. Il est attendu par deux de ses amis. La première des choses qu’il fait c’est se rendre chez un dénommé le danseur. Il lui demande d’abord où se trouve sa compagne Lola. le danseur tergiverse puis finit par avouer qu’elle est partie avec un autre qui a ses habitudes au bistrot « Chez Adrien ». Roch accuse le danseur de l’avoir balancé et met le feu au rade du danseur. Roch se rend au bistrot et y trouve effectivement Lola. Quand il demande à Lola de prendre ses affaires et de le rejoindre, un homme s’interpose. Il s’agit de François Cappella. les deux hommes en viennent aux poings. Mais ils ne peuvent de départager et scellent donc une association…

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CRITIQUE

Film très inégal avec de réels moments réussis et des scènes pas terribles.

Un film sûrement crispé par les enjeux.
Qui chausse deux bottes de plombs (Delon-Belmondo) a bien du mal à avancer.

Le film s’avère plutôt lent, truffé de scènes inutiles mais qui flattent l’image des deux stars. Nous avons même droit à une scène de remplissage avec cette fausse course automobile vers les calanques.
Pourtant, quand on voit qui est au scénario c’est à en perdre sa grammaire cinématographique:
Jean-Claude Carrière le scénariste français parmi les plus côtés à cette époque : Pierre Etaix, Luis Buñuel, Louis Malle et Jacques Deray pour lequel il a écrit « La piscine » (1969),
Jean Cau en soutien du duo Deray-Carrière et Claude Sautet en script doctor de luxe.

Mais tout ce monde se heurte à un Alain Delon producteur et à une association circonstancielle des deux stars françaises masculines du cinéma hexagonal qui comme dans le film se tireront dessus à la fin… Une histoire (un prétexte) de noms sur l’affiche…

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Des scènes sont mal construites notamment celle dans la boucherie, la scène des poissons pas frais ou la seconde scène dans le tripot clandestin.

Faut-il regretter que la police soit autant mise à l’écart dans le film? Peut-être que le ressort dramatique y aurait gagné par une enquête plus présente.

On peut aussi regretter que les rôles féminins restent inaboutis. C’est flagrant pour celui de Catherine Rouvel qui disparaît en milieu de film. Même chose pour le rôle de Françoise Christophe qui avait des possibilités scénaristiques énormes mais qui s’étiole pour finir dans la m^me trappe que sa consœur.

Un bon point cependant pour la production (décors intérieurs, costumes, photographies) et pour la musique de Claude Bolling.
Celle-ci est un poil trop utilisée et finit par lasser.

Pour les décors extérieurs on peut aussi regretter qu’ils n’aient pas été plus sollicités. Marseille se résume à deux escaliers, un bout de port et une place de marché. C’est peu.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’avocat Rinaldi demande à Siffredi et Cappella de ne pas toucher à Poli et ses boucheries. Scène dans laquelle le partage de Marseille se dessine. Michel Bouquet impeccable comme toujours.

L’ANECDOTE

Mireille Darc apparaît par deux fois en plan large dans un rôle de prostituée d’une rue en escalier de Marseille.

NOTE : 12/20

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