Synopsis

Sur un port en France, un homme massif portant une valise se fait agresser. Quand surgit un troisième homme qui porte secours au gros personnage. Celui-ci pour le remercier lui propose du travail et lui donne rendez-vous le lendemain matin chez lui. Johnny Jordan se rend donc chez Moreno. Ce dernier propose un boulot en Amérique du sud. Moreno veut que Johnny Jordan surveille ses bateaux qui se font piller régulièrement au large des côtes. Il le paye pour avancer ses frais puis lui promet le solde à la fin du contrat. Moreno fait aussi allusion à l’agression de la veille et lui fait part qu’il n’est pas dupe du petit manège entre Jordan et l’agresseur…

CRITIQUE

On ne va pas se raconter des histoires, avec ce film John Berry est loin de ses films hollywoodiens « Tensions » (1949) et « Menace dans la nuit » (« He ran all the way« ) (1951).
Réfugié en France à la suite du maccarthysme, pour vivre il tourne ce qu’on lui propose et tâche de faire de son mieux.

Car pour « Ça va barder » rien d’indigne, mais le film reste un film d’aventures et de suspens grand public avec un Eddie Constantine (1913-1993), tout sourire qui décoche les bourre-pifs et les saillies verbales à gogo.
John Berry donne du rythme à son film. Beaucoup de rythme. Le spectateur ne s’ennuie pas, il décoche même quelques trouvailles comme une bagarre bruitée comme une scène de guerre.

Autour de l’acteur vedette, des gueules dont le cinéma policier français est friand, et des nanas plus ou moins dangereuses qui font des films avec Eddie Constantine l’essentiel des recettes scénaristiques. A savoir que les trois premiers Lemmy Caution qui ont fait de l’acteur américain une star française du cinéma, on déjà été tourné.

Ce film est donc un bon produit de consommation, qui a certes un peu vieilli, avec un exotisme désuet dont le but est d’égayer les soirées mornes. Loin cependant d’être un grand film.

La musique de Jeff Davis est tout à fait réussie.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène de bagarre dans le bar. Un classique du genre. John Berry y introduit une comptabilité de la casse avec caisse enregistreuse. Marrant.

L’ANECDOTE

Eddie Constantine se voyait beaucoup plus en tant que chanteur qu’en tant que comédien. Mais en France le souvenir est plus prégnant comme acteur de séries B sympathiques.

NOTE : 11/20

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