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SYNOPSIS

Athènes début des années 1970, 4 malfaiteurs (3 hommes, 1 femme) se rendent dans une superbe villa sur les hauteurs de la ville. Après avoir neutralisé le gardien de la propriété, ils s’introduisent dans la villa. Tandis que deux des malfaiteurs repèrent le coffre et par un ingénieux système qui permet de façonner une nouvelle clef de coffre, ouvrent celui-ci, les deux autres guettent. Quand une voiture de police repère le petit véhicule des cambrioleurs qui dénote dans le paysage. Le policier en civil pénètre dans la propriété mais ne détecte pas de présence étrangère. Alors qu’il s’apprête à rentrer dans sa voiture, le gardien parvient à briser un bocal de poissons rouges…

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CRITIQUE

C’est le film qui oriente définitivement la carrière de Jean-Paul Belmondo vers du cinéma de pur divertissement sur une base de thriller ou de film policier, avec scènes d’action, cascades humour, et castagne. Il tentera bien de jouer encore la carte du cinéma d’auteur : « Docteur Popaul » (197)  de Claude Chabrol et « Stavisky » (1974) de Alain Resnais ne vont pas rencontrer le public et conforter la star dans le choix du cinéma pop-corn.

Il retrouve pour la circonstance Henri Verneuil (1920-2002) qui lui aussi s’est orienté vers un cinéma à grand spectacle. Son dernier opus « Le clan des siciliens » avec Alain Delon, Jean Gabin et Lino Ventura a rencontré un accueil considérable auprès du public. La musique à base de guimbardes de Ennio Morricone étant devenu un tube radiophonique.

Ce n’est pas une adaptation d’un roman de Auguste Le Breton mais d’un roman de David Goodis transposé dans la Grèce des années 1970. C’est aussi un remake d’un film méconnu de Paul Wendkos « Le cambrioleur » (1957).

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Il co-écrit avec le romancier et scénariste Vahé Katcha (1928-2003) ce dernier ayant collaboré entre autres sur deux films de Georges Lautner autre faiseur de films pop corn « Galia »  (1966) et « La grande sauterelle« (1967).

Le film débute par une longue séquence de 20 minutes quasi muette avec ouverture de coffre-fort avec les moyens supposés high-tech de l’époque.
Hommage à Jean-Pierre Melville? Pas sûr!

Très marqué par l’esthétique des années 1970 et l’évolution des mœurs sexuelles même pendant la dictature des colonels (1968-1974), « Le casse » souffre d’un passage à vide lors d’une séquence dans une boite de strip-tease aujourd’hui très kitsch et désuet.

Le film enchaîne des séquences spectaculaires ou amusantes mais manque cruellement de liant entre elles. Ce qui fait que le spectateur peut rester assez dubitatif devant l’œuvre dans son ensemble tout en ayant pris du plaisir ici ou là dans le film.

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Henri Verneuil qui veut faire son « Bullitt » (1968) entame une course poursuite entre deux voitures dans les faubourgs d’Athènes. Problème : la séquence est bien trop longue et achevée par un dialogue surréaliste entre poursuivant et poursuivi qui laisse pantois le spectateur devant tant désinvolture sur le plan de l’écriture.

Côté interprétation si les deux rôles féminins n’ont aucun intérêt. Les rôles de Robert Hossein et Renato Salvatori réduits à la portion congrue, il n’en reste pas moins que la confrontation Jean-Paul Belmondo/Omar Sharif est elle une franche réussite. Jean-Paul Belmondo tout en physique et décontraction et Omar Sharif dans un rôle jubilatoire de flic ripoux et sadique.

Jose Luis de Vilallonga qui interprète le richissime homme d’affaires a qui l’on a dérobé les émeraudes, joue très bien les les riches odieux vulgaires pour qui ce vol n’est qu’un petit aléa qui ne l’empêchera pas de continuer à écraser de son pognon la populace. Henri Verneuil par ce personnage montre que le pire de tous n’est ni le voleur ni le flic véreux.

Autre bémol : l’utilisation de la musique d’Ennio Morricone qui est plaisante et bien plus développée en disque. Henri Verneuil ne retient que deux morceaux qui s’alternent. C’est fort dommage.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le repas en tête à tête entre le cambrioleur qui dissimule en ville des émeraudes dérobées et le flic qui veut mettre la main dessus pour son propre compte. Entre spécialités grecques à l’huile d’olive et menaces à fleuret moucheté, les dialogues prennent enfin une belle envolée.

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L’ANECDOTE

La mallette qui permet de faire une copie de clef de coffre-fort lors de la longue séquence d’ouverture du film est fictive. Ce genre de matériel n’existait pas, il est le résultat d’un excellent travail des techniciens du film. Aujourd’hui tout cela semble suranné mais en 1971 cela en jetait!

NOTE : 12/20

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