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SYNOPSIS

Brandt Ruger est un homme riche, au caractère violent. Il a une femme Melissa qu’il a bien du mal à honorer sexuellement. Il quitte ses terres avec des amis auxquels il a offert des fusils à très longue portée encore jamais utilisés en Amérique. Pour cette partie de chasse il prend le train. Melissa est restée. Elle est institutrice. Quand la bande d’un hors-la-loi nommé Frank Calder passe dans la ville, au moment d’un énorme transfert d’argent. Mais la banque est fortement gardée et l’argent imprenable. Frustration ou nécessité, quand il passe devant l’école, Frank enlève Melissa Ruger. Lors d’un arrêt en gare un télégramme apprenant à Brandt l’enlèvement de sa femme lui fait changer ses plans. La partie de chasse se transforme en chasse à l’homme…

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CRITIQUE

Western qui  convie à cette chasse violente Eros et Thanatos.

Viols et assassinats sont le menu principal du film. Mais les auteurs ne délaissent pas la psychologie au profit de la seule action qui ressemble un peu trop au tir au pigeon.

C’est notamment le personnage qu’interprète Candice Bergen qui subit une grande évolution. Éloignée de son mari ultra violent elle se rapproche sentimentalement au long du film de son ravisseur.

Western assez atypique sans lyrisme aucun, sans la moindre explication entre le poursuivant et le poursuivi.  Ce qui manque malgré tout.

L’enlèvement de l’institutrice juste pour apprendre à lire et dont le résultat est l’anéantissement de sa bande semble un peu trop chèrement payée et guère justifiée. De ce côté le scénario pêche.

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Il manque aussi une ou deux scènes avec les chasseurs pour donner plus de liant et une meilleure compréhension de la motivation (ou de la démotivation) des hommes à poursuivre leur gibier.

Le très britannique Oliver Reed surprend par son aisance en tant qu’ homme de l’ouest pur et dur.
Candice Bergen est abonnée dans le western à des rôles où elle subit pas mal la violence.
Quant à Gene Hackman il est au début du film très impressionnant puis pendant la poursuite on ne le voit plus que caché derrière son fusil à lunette avec des dialogues très limités. C’est fort dommage. Le talent de l’acteur méritait mieux.

Le western est très sombre en grand contraste avec les paysages traversés inondés de lumière. C’est assez étonnant comme contraste.

Il faut souligner la bonne musique de Riz Ortolani qui s’éloigne lui, des canons de la musique du western italien pour flirter avec celui du polizottesco (genre policier typique des années de plomb italiennes).

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La bande de Frank est autour d’un point d’eau à faire boire les chevaux et profiter de la fraîcheur de l’eau quand d’un coup des coups de feu éclatent, les hommes et les chevaux tombent sous les balles, le sang rougit le point d’eau. Scène saisissante brutale.

L’ANECDOTE

Don Medford (1917-2012) avant ce film a travaillé exclusivement pour la télévision. Il enchaîne la même année avec un autre film pour le cinéma « L’organisation » (« The organisation« ) (1971) avec Sidney Poitier. Puis retour à la télévision pour le tournage de séries « Les rues de San Francisco », « Baretta », « L’homme qui tombe à pic », « Supercopter »…etc…

NOTE : 13/20

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