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SYNOPSIS

Banlieue chic de New York, tandis que Althea Keane appelle la secrétaire de Victor Grandison, Roslyn Whright pour avoir des nouvelles de son mari,  cette dernière est assassinée par un homme. Mais l’assassin parvient à maquiller le meurtre en suicide. Pendant ce temps Victor Grandison enregistre à la radio une émission très populaire qui relate de vrais crimes. Quelques jours plus tard pendant la fête d’anniversaire de Victor un homme arrive dans la maison où vivent Victor Grandison, sa nièce Athea et son mari Oliver. Il se dit le mari de l’autre nièce de Victor Grandison riche héritière disparue il y a quelques mois dans le naufrage de son navire. Le portrait de la défunte trône dans le vaste salon de la demeure…

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CRITIQUE

Un des sommets du genre du film noir. Mais un film méconnu du public et de la critique, peu de fois cité dans les ouvrages traitant du genre comme par exemple l’excellent livre de Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier « 50 ans de cinéma américain ».

Petite précision : rien à voir avec « Le crime était presque parfait » (1954) de Alfred Hitchcock.

Les scénaristes Bess Meredith et Ranald MacDougall adaptent un roman Charlotte Armstrong (1905-1969).

Il semblerait que le roman ne fut pas si extraordinaire que n’est le film.
Michael Curtiz en réponse à l’écrivain qui se plaignait du traitement de son roman répondait en toute modestie « Il semble que j’ai essayé de réaliser un grand film à partir d’une histoire qui n’avait rien de génial ».
Pour ce qui est de la seconde partie de sa phrase, n’ayant pas lu le roman il m’est impossible d’en faire le moindre commentaire. Quant à la première partie de sa phrase sur la qualité de son film le constat est évident. Il a bel et bien réalisé un grand film.

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Tout d’abord le scénario est accrocheur, même s’il semble, un peu comme dans « Le grand sommeil » (1946) de Howard Hawks, qu’il y ait quelques zones d’ombre.

Deuxièmement la photographie de Elwood Bredell est à tomber par terre. Le travail sur le noir et blanc, les contrastes, les sources de lumières, les ombres est extraordinaire.

Troisièmement Michael Curtiz a des fulgurances dans sa réalisation qui laissent pantois le spectateur ébahi par tant d’ingéniosité, d’imagination dans le raccourci, de maîtrise dans la perception du temps et du lieu.

Quatrièmement un casting magnifique. Claude Rains génial tout d’ambiguïté, Audrey Totter rentre-dedans et garce à souhait, Joan Caufield douce proie de choix, et Ted North beau gosse accrocheur dans son enquête.

Enfin une musique de Franz Waxman qui comme bien souvent est inspirée et épouse le film magnifiquement.

 

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La première scène de l’approche de l’assassin dans la maison de Victor Grandison. Avec l’ombre qui passe devant le tableau de la nièce disparue. Outre la beauté de la photographie, le film démarre sur les chapeaux de roues avec une scène de tension qui d’emblée emporte le spectateur dans l’histoire.

L’ANECDOTE

Claude Rains avait déjà tourné dans un chef d’ œuvre de Michael Curtiz : « Casablanca » (1942).

NOTE : 18/20

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