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SYNOPSIS

Paris, Antoine, musicien un soir de dépression raccroche une vie sans nuit et cherche un boulot ailleurs. Dans une agence pour l’emploi on finit par lui trouver un poste de concierge dans un immeuble. Antoine se rend sur place et passe un entretien d’embauche avec le représentant des copropriétaire et sa femme. S’il ne plaît pas à Serge, le mari, Mathilde, la femme qui à d’autres préoccupations et veut en finir rapidement affirme qu’Antoine est très bien charmant et que c’est l’homme qu’il faut…

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CRITIQUE

Pierre Salvadori quitte les comédies solaires pour celles plus cafardeuses de personnes aux âmes lézardées. Petite chronique d’une cour d’immeuble où se côtoient des êtres plus ou moins à la dérive. L’ancien footballeur trafiquant de vélo, le squatteur, l’homme obnubilé par la présence d’un chien la nuit, Mathilde qui est persuadée que l’immeuble va s’écrouler, et Antoine qui alterne les phases dépressives et euphoriques.
Pierre Salvadori à le chic pour développer des personnages dont la fêlure est le moteur de leur agissement.
Et qui peut mieux jouer les personnes psychologiquement en perdition si ce n’est Catherine Deneuve qui a pas mal donné dans ce répertoire : « Répulsion » (1965) de Roman Polanski, « Belle de Jour » (1967) de Luis Buñuel, « Drôle d’endroit pour une rencontre » (1988) de François Dupeyron.

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Ici elle interprète une femme qui s’enfonce dans une folie douce devant les yeux de son mari impuissant. Dans ce film elle est extraordinaire. Avec une maestria incroyable et une sobriété voire un ascétisme dans les effets Catherine Deneuve montre une fois de plus qu’elle est la plus grande interprète féminine de ce début de XXIème siècle.
Gustave Kervern est pas mal non plus dans un registre plus lunaire qui trouve sa place dans cette cour d’immeuble jusqu’à devenir indispensable pour les uns et les autres.
Mais la comédie évidente en début de film glisse lentement, doucement, vers le drame. Le spectateur passe ainsi du rire aux larmes comme une fleur.
Un film limpide, sans esbroufe. Un bonheur.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Antoine amène Mathilde revoir la maison de son enfance. Mais Mathilde supporte mal les changements qu’a subi la propriété. Et très vite elle engueule la nouvelle propriétaire parce qu’elle a fait abattre l’arbre qui trônait dans le jardin…

L’ANECDOTE

9 ème long métrage de Pierre Salvadori qui a débuté en 1993 avec « Cible émouvante« . Le réalisateur a tourné ce film avec un budget modeste trois fois inférieur à son film précédent « De vrais mensonges » (2010). Il a aussi écrit ce film pour Catherine Deneuve.

NOTE : 14/20

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