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SYNOPSIS

Année 689 de la dynastie Tang, après plusieurs années de régence Wu Zetian qui a assassiné son mari et les prétendants au trône, va être couronnée impératrice. Pour cette cérémonie elle a fait installer face à la cité impériale de Chang-An un immense Bouddha en phase d’achèvement. Lors d’une visite d’un plénipotentiaire étranger un incident frappe les esprits : la mort de l’architecte consumé par les flammes par l’intérieur de son corps. Après une enquête succincte qui mène à l’arrestation d’anciens opposants, ce décès étrange est suivi quelques minutes après par la mort devant la régente de l’homme chargé de la sécurité de la future impératrice par le même genre de combustion interne. L’impératrice décide de sortir des geôles un homme qui a comploté contre elle le juge Dee qu’elle charge de l’enquête devenant ainsi détective il est aidé d’un policier et de la protégée de l’impératrice qui doit veiller sur les agissements du détective dont elle se méfie et lui faire des rapports…

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CRITIQUE

Selon certains fans de Tsui Hark il semblerait qu’il ait perdu depuis quelques temps de sa superbe. Pour ma part, j’ai passé un agréable moment même si le film contient quelques indéniables défauts.

L’atout majeur du film est son scénario qui se base sur des faits politiques réels, la régence conquise dans le meurtre puis le règne de l’impératrice Wu Zetian, sur lequel vient se greffer une histoire de morts mystérieuses et spectaculaires. De même le juge Dee (Dee Renjie  en chinois) a bel et et bien existé.

Le scénario est l’adaptation d’un roman de Lin Qianyu qui fait dans un cadre historique (un peu à la Dumas) un wu xia (genre de littérature sur des chevaliers solitaires) populaire.

 

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Et il est sacrément efficace. Pas de temps mort, des personnages forts et avec une belle épaisseur psychologique, des rebondissements nombreux et de l’action dans des décors variés.

La distribution des rôles est aussi soignée : Andy Lau, Bingbing Li et Chao Deng occupent bien l’écran avec des personnages forts et une interprétation digne des films de ce genre.

Reste la réalisation de Tsui Hark qui n’a pas la force poétique d’un  Zhang Yimou voir « Hero » (2002) ou « Le secret des poignards volants » (2004) ni non plus sa lisibilité dans les scènes d’action.
Le réalisateur affiche des ambitions mais ne parvient pas à donner à son spectacle l’ampleur qu’elles réclament. De plus quelques effets spéciaux ne sont pas vraiment réussis comme l’attaque des cerfs. Et certaines chorégraphies aériennes n’ont pas l’élégance et la grâce habituelles.

Le film a donc des faiblesses intrinsèques qui font que ce « Detective Dee » n’est pas un grand film mais un bon film. Reste la splendeur des éclairages, le contraste des couleurs et la flamboyance des costumes qui font de ces productions chinoises des splendeurs visuelles.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La première mort par inflammation interne en haut du Bouddha géant. Spectaculaire et techniquement réussi.

L’ANECDOTE

Comme souvent dans les wu xia pian (films de sabres) chaque personnage a une arme qui reflète sa personnalité. Ainsi Dee a-t-il une sorte d’ épée à lame carrée qui ne tue pas directement; mais en choquant contre l’arme adverse repère son point sensible et la brise. La protégée de la reine se bat avec un fouet, et le flic albinos avec une hache à double lame.

NOTE : 13/20

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