Synopsis

A la fin de la guerre de sécession deux ex-sudistes ont dérobé à l’armée une énorme somme d’argent. Ils fuient en chariot mais bien vite une troupe de cavalerie les retrouve et les poursuit. Jerry et Ken se sachant perdus, Jerry propose qu’il y en ait un qui saute du chariot et parte avec l’argent en promettant d’attendre que celui qui se sacrifie revienne pour partager l’argent. Ken propose de le faire aux cartes. Leur sort désigne Jerry pour se sacrifier. Ken promettant de s’occuper de la femme et de l’enfant de Jerry. 5 plus tard Jerry sort de prison. Ken devenu riche propriétaire demande à Mendez son homme de liquider Jerry. Quand il rentre chez lui, sa maison est désertée depuis des années et déjà deux cowboys cherchent à l’assassiner. Quand un homme dissimulé dans la grange lui prête main forte…

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CRITIQUE

Western italien sans grande originalité avec une base scénaristique emprunté au western américain.

Mais la réalisation solide avec quelques fulgurances dans la violence permettent au film de conserver son attrait spectaculaire.
Ainsi la scène de passage à tabac est largement inspirée de celle « Pour une poignée de dollars » (« Per un pugno di dollari« ) (1964) du grand Sergio Leone.
Carlo Lizzani profite aussi d’un budget confortable pour multiplier les décors intérieurs et extérieurs. En cela déjà il se démarque de nombre de films de ce genre souvent engoncés dans des budgets quasi misérables.

Mais Carlo Lizzani qui sort d’un très bon « Lutring… réveille-toi et meurs » (1966) malgré ses moyens financiers et son talent indéniable est loin d’atteindre la puissance du maître du genre.
La faute à quelques facilités d’écriture du scénario et un film peu original dans sa trame déjà vue et revue.

Thomas Hunter est plutôt pas mal. Il a un peu la dégaine de Clint Eastwood sans son flegme et avec un débit de parole supérieur.
Henry Silva assure le spectacle campant un méchant tout de cuir noir vêtu. Personnage sadique et tueur impitoyable, il a aussi des pulsions sexuelles détestables. Le méchant est réussi ce qui est la garantie d’un film en partie digne d’intérêt.

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La belle brune Nicoletta Machiavelli qui depuis son deuxième film « Una questione d’onore » (1966) de Luigi Zampa où elle donne la réplique à Ugo Tognazzi a explosé et tourne pas moins de 5 films en cette année 1966. Dont deux westerns italiens. Le second étant « Navajo Joe » de Sergio Corbucci.
Elle est la caution sexy du film.
Son rôle est cependant sacrifié et aurait mérité un plus grand développement. Et sa résurrection en toute fin du film plus que douteuse.

Autre bonne chose, la surprise finale qui dévoile l’identité et les fonctions de celui qui aide le héros à se venger de son ex-complice. Mais ceci est quand même noyé dans une fin assez conventionnelle et prévisible.

La musique de Ennio Morricone est alerte et décline les canons de la musique de western spaghetti. Elle se cantonne cependant à une illustration basique du film. Pas de trouvailles musicales.
Le maestro semble faire dans la facilité. A noter cependant la voix superbe de Gianna Spagnuolo qui enchaînera sur « Navajo Joe » toujours avec la musique d’Ennio Morricone.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’assaut final de la ville d’Austin, désertée de sa population, par Mendez et ses hommes.

L’ANECDOTE

Grâce à ce film Dino de Laurentiis inaugure son nouveau village western (ici la ville de Austin) le producteur ne voulant pas passer à côté de la manne du western italien tout en investissant et en y mettant les moyens financiers. Carlo Lizzani en profite pour faire des plans généraux de la ville déserte, et pour utiliser l’ensemble du décor de la rue aux toits des bâtiments.

NOTE : 13/20

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