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SYNOPSIS

Années 1980 l’entreprise familiale Leda dont le fer de lance est la vente de lait, semble prospère. présente sur les grands marchés mondiaux, cotée en bourse, elle cherche à financer sa croissance et ses investissements. Amanzio Rastelli propriétaire du groupe en désaccord avec sa sœur sur la stratégie de l’entreprise rachète les parts de celles-ci sur les conseils de son ami et tout puissant directeur financier de l’entreprise Ernesto Botta. Mais un jour dans le bureau de Botta un second bureau a été installé…

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CRITIQUE

Avant de parler du film attardons nous un peu sur la faillite de la Parmalat société italienne qui laissa un trou de 14 milliards d’euros en 2003 et qui fait de cette banqueroute le record en Europe en terme de pertes.

Parmalat est une PME des environs de Parme créé en 1961 par Calisto Tanzi. Très vite l’entreprise en s’ouvrant aux marchés extérieurs et notamment à l’Est, après la chute du mur de Berlin, doit croître en investissant. De plus Tanzi s’offre le club de football de Parme ainsi qu’une télévision régionale. A la fin des années 1980 l’entreprise était déjà submergée de dettes.

Calisto Tanzi a quelques amitiés au sein du pouvoir de la Démocratie Chrétienne (DC). Des petits arrangements entre Ciriaco De Mita alors président du conseil entre le 13/04/1988 et le 22/07/1989 s’instaurent. En échange de l’ installation d’une usine dans la circonscription de De Mita, des pots de vins divers et des financements occulte de la DC ainsi que l’achat d’une société de villages de vacance en perdition, une aide du gouvernement par l’intermédiaire de banques complices, permettra de boucler la trésorerie de la Parmalat.

Mais la bonne santé n’est qu’apparente.rueducine.com-l-empire-des-rastelli-photo
C’est la cavalerie, des demandes de prêts pour rembourser les prêts précédents à grand nombre de banques, des faux bilans pour les appâter, des créations de sociétés écrans dans les paradis fiscaux, jusqu’au refus d’un ultime prêt et finalement la banqueroute inévitable.

Voici les faits qui ont inspiré les scénaristes du film dont le titre original pourrait se traduire par « Le joyau » ou « La perle ».
Même si les scénaristes prennent de « menues » précautions (comme changer les noms de l’entreprise et des personnes) il est transparent qu’il s’agit bien de Parmalat.

Le scénario part suffisamment en arrière dans le temps pour bien montrer que les prémices de la faillite de l’entreprise remontent vingt années auparavant. Vingt années d’erreurs stratégiques, de compromissions avec la DC, d’aveuglement, de dissimulations de compte et de course aux financements. Jusqu’aux rapines des uns et des autres sur le dos du groupe. En cela le scénario est plutôt exhaustif.

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La réalisation de Andrea Molaioli est plutôt académique. Elle a l’avantage de clarifier un sujet qui pourrait très vite être brumeux.

L’interprétation est à la hauteur. Toni Servillo champion transalpin des rôles troubles compose ici un directeur financier bourreau de travail, dur en affaires et faible avec son patron qui avalise toutes les magouilles de la boite, voire en est parfois l’inspirateur.

Sarah Felberbaum actrice anglo-américaine mais qui a toujours vécu en Italie, et qui a débuté son métier d’actrice en 2001 à la télévision se voit ici confier son premier grand rôle et co-tête d’affiche.

La musique de Teho Teardo fait juste office d’illustration. Rien de transcendant.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE 

Lors d’un rendez-vous dans une banque américaine, Ernesto Botta qui jusque-là semblait d’accord sur les termes du prêt se met à hurler et insulter son interlocuteur accusant d’escroquerie le contrat qu’on lui présente, et quitte la salle.

L’ANECDOTE

Remo Girone qui lui a fait une carrière essentiellement à la télévision depuis le milieu des années 1970 comme acteur de séries ou de téléfilms, grâce à ce rôle ambigu de chef de famille et entrepreneur pris dans un engrenage financier et frauduleux voit sa carrière au cinéma prendre le dessus.

NOTE : 14/20

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