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SYNOPSIS

Philadelphie (Pennsylvanie), le District Attorney Martin Ferguson tient enfin le témoin qui pourra faire tomber Albert Mendoza homme qui tient d’une main de fer un réseau de criminels. Ce dernier est en tôle mais le dénommé Joseph Rico a les foies. Il sait que Mendoza va le buter et par tous les moyens. Et ça ne traîne pas profitant de la nuit et des lumières du bureau où est surveillé Rico, un tueur avec un fusil à lunette tire. Par chance il le rate. Mais Rico est à bout de nerf. Il est isolé dans une pièce avec un garde chiourme. Mais Rico fait l’erreur de vouloir se faire la belle et voulant passer par les toits, il se vautre sur le goudron. Pour Ferguson et le capitaine Frank Nelson il n’y a plus qu’à reprendre le dossier du début et trouver la faille qui permettra de faire griller sur la chaise Mendoza…

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CRITIQUE 

Film crédité à Bretaigne Windust qui a initié le tournage mais qui suite à une maladie a dû quitter le set. Il a été remplacé (et sûrement avantageusement) par Raoul Walsh qui a fait le gros du boulot mais par correction a refusé de mettre son nom au générique.

Le film est un exemple de scénario et d’une réalisation exemplaire. La toute fin dans les rues de Philadelphie étant une apothéose du genre.

Le film est quasiment un documentaire sur les agissements de la pègre mafieuse. Son vocabulaire, son système de fonctionnement (les arrières boutiques et les coups de téléphone) ses gouapes venus des bas-fonds et de la misère pour lesquelles une vie ne vaut pas une thune.

u fou furieux qui assassine entre deux séjours à l’hôpital psychiatrique, au bellâtre sans foi ni loi, en passant par le bon père de famille au chômage. La faune que l’on y voit est assez impressionnante.
D’autant que Raoul Walsh ne lésine pas sur les gros plans de ces trognes.

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La structure du film en flashbacks n’est aucunement rébarbative, mais coule plutôt de source d’autant qu’elle permet d’amener une belle ponctuation : le coup théâtre final.

Dans un style sec et sans fioritures, Raoul Walsh mêne tambour battant cette enquête qui semble vouée à l’échec. La photographie n’est pas exceptionnelle mais certains traitement des ombres sur les murs sont remarquables.

Humphrey Bogart est une fois de plus impérial dans ce genre de film. Le noir lui sied comme un gant. Il a un magnétisme impressionnant et bouffe l’écran à chacune de ses apparitions.
Roy Roberts qui incarne le flic qui le seconde est lui aussi imposant de présence.

Du polar solide, bien noir.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Deux assassins poursuivent dans les rues de Philadelphie la femme à abattre tandis que pour la police elle aussi à ses trousses il s’agit du témoin qui confondra le chef du réseau d’assassins.

L’ANECDOTE

Raoul Walsh avait déjà signé un chef d’oeuvre avec Humphrey Bogart en 1941: « La grande évasion » (« High Sierra« ).

NOTE : 17/20

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