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SYNOPSIS

Buenos Aires début 1945, Johnny Farrell américain pour sortir de sa misère triche aux craps dans des salles de jeux clandestins. Un soir alors qu’il est sur le point de se faire dépouiller, un homme intervient et le sauve. Il dit s’appeler Ballin Mundson. Il lui indique un casino illégal et huppé, où il peut aller sans faire appel à ses talents de tricheur. Mais Farrell triche une nouvelle fois. Il est emmené au bureau du directeur du casino et retrouve son sauveur Mundson. Mundson lui propose de travailler pour lui. Quelques temps plus tard Mundson part en Europe, et laisse la gestion à Farrell. Quand Mundson rentre il est accompagné d’une femme, Gilda. Apparemment Johnny et Gilda se connaissent et ont une haine réciproque…

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CRITIQUE

Charles Vidor (1900-1959) n’a pas vraiment brillé avant « Gilda« , il connaît avec ce film son momentum.

Un honnête western avec Randolph Scott « Les desperados » (« The desperadoes« ) (1943), une comédie musicale avec Rita Hayworth et Gene Kelly sur les musiques oscarisées de Carmen Dragon « Cover girl » (« La reine de Broadway« ) (1944) qui à l’époque eut du succès mais a vite été supplantée par les grandes machines hollywoodiennes des années 1950. Après « Gilda » Charles Vidor ne retrouvera plus jamais ce sommet cinématographique.

Mais « Gilda » est véritablement un chef d’oeuvre. Un joyau du film noir. Tout y est parfait. Le scénario tout d’abord qui nous fait avaler une énorme couleuvre (les retrouvailles hasardeuses entre Johnny et Gilda) est remarquable. Basé sur des faux semblants, des apparences, un monde clandestin mais ostentatoire, une ébauche de strip-tease… Mais aussi sur des sentiments biaisés: un amour faussé, une haine passionnée.

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Les personnages se tournent autour Johhny autour de Gilda, Ballin autour de Johnny, le policier autour de Johnny et Ballin.
Les trois personnages principaux ne sont que des vecteurs de sexualité. Hétéro ou homo. Ressenti permanent au long du film tout en évitant habilement les foudres de la censure du code Hays.

La réalisation de Charles Vidor est soignée. Certains plans sont sublimes comme la scène sur le lit entre Ballin et Gilda. L’éclairage du vétéran Rudolph Maté fait des merveilles.

La beauté de Rita Hayworth est véritablement mise en avant par la réalisation et la photographie.
Rita Hayworth capte la lumière comme peu d’actrices au monde.
Glenn Ford et George Macready ont le temps de briller avant que n’arrive Rita Hayworth et ne les éclipse tous. Ils se font aussi de temps en temps piquer la vedette par Steven Geray dans un rôle assez picaresque.

La musique de Hugo Friedhofer est elle aussi effacée des souvenirs par les deux chansons tubes de l’époque « Amada mia » et « Put the blame on mame ».

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE 

Bien entendu le fameux passage où en chantant « Put the blame on mame ». Moment de virtuosité érotique un des moments les plus marquants du 7ème art. Difficile de ne pas hurler comme le loup de Tex Avery…

L’ANECDOTE

Une copie du  film a été enterrée au pied de la cordillère des Andes pour la postérité.

NOTE : 17/20

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