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SYNOPSIS

Philipp Wermeer est accusé du meurtre du « Patriarche » Saxon. Il est poursuivi par les hommes de mains des trois frères Saxon mais aussi par des chasseurs de prime. Wermeer est contraint à la fuite. Il emprunte une diligence dans laquelle voyage un shérif étrange. Celui-ci semble protéger le fugitif…

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CRITIQUE

C’est plutôt une bonne surprise ce western italien.

Surtout par rapport à l’année où il a été tourné. Le genre était déjà moribond. Un western spaghetti de Tonino Valerii « Une raison pour vivre, une pour mourir » et une comédie-western « Mais qu’est-ce que je viens foutre au milieu de cette révolution? » de Sergio Corbucci tournés la même année avait réussi à se dégager de ce marasme.
Sur 55 westerns produits en Italie en 1972, 3 films réussis c’est tout de même bien peu.

Donc un scénario intéressant qui ménage le suspens avec à la base une fausse enquête policière. Je dis fausse puisque l’on sait très vite qu’un personnage connaît la réponse à la question qui revient au long du film « Mais qui donc a tué le « Patriarche?« 

Une sorte de buddy movie entre le shérif et le fugitif plutôt bien foutu. Et un casting de premier ordre. Même Alberto Dentice dans son unique rôle au cinéma est très bon et en plus il a une belle gueule de jeune premier.

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Lee van Cleef retrouve un rôle ambigu comme dans « … Et pour quelques dollars de plus » (1965) de Sergio Leone. Son rôle n’est pas aussi pointu que dans le film de Sergio Leone mais c’est un de ses meilleurs dans ce genre où il a pas mal traîné ses guêtres.
Enfin le trio de méchants Horst Frank en tête (mais je n’oublie pas l’étonnant Klaus Grünberg) est très réussi. Ce qui est de bon aloi. Le film est ainsi équilibré et encore plus intéressant.

Le film nous épargne les armes improbables et les gadgets imbéciles, et ne se disperse pas dans un humour douteux comme souvent dans ce genre. Le réalisateur et son scénaristes restent centrés sur leur sujet.
Certes Giancarlo Santi n’a pas le talent (ou le génie) de ses aînés les trois Sergio : Leone, Corbucci et Sollima mais il leur rend un bel hommage.

Luis Enriquez Bacalov signe lui aussi une belle musique, même si elle n’a pas le panache de celles de Ennio Morricone « Maestro dei maestri ».

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le duel final à 3 contre 1 plus un perturbateur qui précipite le déclenchement du grand duel. A la Leone : une longue mise en place des protagonistes puis un dénouement fulgurant.

L’ANECDOTE

Giancarlo Santi, 3 films en tant que réalisateur a été assistant de Sergio Leone sur « Le bon, la brute et le truand » (1966) et « Il était une fois dans l’ouest » (1968).  Il semble que Sergio Leone avait pensé à lui pour tourner « Il était une fois… la révolution » (1971) refus du studio qui voulait absolument Sergio Leone.

NOTE : 14/20

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