Synopsis

Campagne londonnienne années 1970 Philip Marlowe, se rend chez le général Sternwood. Auparavant il croise Camilla la fille cadette du général, qui lui tombe littéralement dans les bras. Débarrrassé d’elle par le majordome il rencontre le général malade qui se dit victime d’un chantage. Il charge Philip Marlowe de découvrir qui est l’auteur du chantage. Après quoi le majordome lui annonce que la fille aînée du général désire le voir…

CRITIQUE

Faire le remake du chef d’oeuvre du film noir « Le grand sommeil » (« The big sleep« ) (1946) d’Howard Hawks était-ce nécessaire?

La réponse est une évidence: absolument non!
Que l’on s’ingénie à faire un remake d’un film pas très réusssi mais avec un fort potentiel artistique, pourquoi pas! Mais vouloir se comparer au sumum du cinéma, c’est évidemment une entreprise vouée à l’échec.
De plus les choix scénaristiques de transposer le film en Angleterre est pire qu’hasardeux. C’est suicidaire.

Le scénario semble d’un coup moins tortueux, et bien moins passionnant que dans la version noir et blanc. Et l’on voit que la couleur n’apporte rien à ce film néo noir.

Enfin le casting féminin Sarah Miles et Camilla Clark s’avère totalement catastrophique.
Elles ne supportent en aucune façon la comparaison avec Lauren Bacall et Martha Vickers. Ni en beauté, ni en gouaille, ni en perversité.

Robert Mitchum (1917-1997) est limite d’âge pour ce genre de rôle. Il semble un poil spectateur des évènements qui émaillent le film.
On regrette pour les autres talents (Joan Collins, Edward Fox, Oliver Reed, James Stewart et Richard Boone) de s’être égaré dans une fausse bonne idée.

On s’aperçoit enfin que le code Hays (qui limitait drastiquement les images à connotation sexuelle) avait du bon. Car il stimulait l’imagination des réalisateurs pour le contourner. Avec la fin de ce code, on s’aperçoit que montrer une fille nue, certes cela peut émoustiller l’adolescent boutonneux, mais point le cinéphile aguerri, qui voit avec consternation que les images proposées n’ont aucune saveur.
Michael Winner (1935-2013) semble bien empoté avec ce film. Même ses scènes d’action dont il est un spécialiste à Hollywood dans les années 1970, sont ratées.

La musique de Jerry Fielding est elle aussi en-deça des attentes. Un peu timorée. Elle a en début de film un semblant de pêche façon Roy Budd mais finit par sombrer au long du film.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La mort par empoisonnement de Harry Jones en ombre chinoise. L’idée était bonne. La réalisation calamiteuse.

L’ANECDOTE

Edward Fox appartient à une lignée d’acteurs britanniques. Son frère James Fox a brillé par exemple dans le film « La maison Russie » (« The Russia house« ) (1990) de Fred Schepisi. Leur père Robin Fox (1913-1971) a été acteur de théatre agent d’acteurs parmi lesquels Julie Christie, Maggy Smith, et aussi de réalisateurs comme Joseph Losey.

NOTE : 08/20

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