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Synopsis

Carl après un casse dans une bijouterie, est contraint de prendre l’air. Il est poursuivi par des malfaisants qui en veulent à son butin. Il part donc à Beyrouth se faire oublier. Mais là il rencontre Alfred une vieille connaissance de la truanderie qui l’ayant reconnu le suit. Celui-ci a besoin de lui pour délester un cave qui joue des fortunes tous les soirs et finit délesté de son pognon invariablement. Mais Alfred attend le grand soir. Celui où la chance sourira au cave et qui sortira du casino les poches remplies de biftons. Mais pour cela il a besoin de Carl pour surveiller ce qu’il se passe à la table de jeu…

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CRITIQUE

Georges Lautner et Michel Audiard ça peut donner du tout bon : « Les tontons flingueurs » bien sûr « Les barbouzes » aussi , ça peut donner du moins bon « Ne nous fâchons pas » mais qui reste encore dans le cadre du regardable. Et puis ça peut donner des ratages, des naufrages, des déconvenues, des faillites de système, bref, des bouillons grandioses se prenant une gamelle sans précédent comme « La grande sauterelle » qui n’a de film que le nom.

Scénario anémique comblé par des scènes de roucoulades entre Mireille Darc et Hardy Krüger. S’il y a un couple de cinéma qui ne fonctionne pas,  c’est bien celui-ci.

Et Georges Lautner a beau multiplier les bisouilles, les papouilles, les gratouilles et les chatouilles entre les deux : bernique! c’est l’encéphalogramme plat!

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Michel Audiard n’est pas à la fête. On peut le comprendre : le romantisme échevelé, même sous le soleil de Beyrouth (à l’époque où c’était un eldorado pour occidentaux) et battu par les vaguelettes de la mer Méditerranée, c’est pas dans ses cordes.

Lui  son truc en ces années d’insouciance c’est Riton et Dédé, le poulet viceloque et le malfrat défourailleur, c’est les coups tordus dans Paname, le faux talbin et la joncaille.
Les dialogues ne sont donc pas très cinglants comme il nous y avait habitué. Ils tombent à plat. Même les tirades nostalgiques de Francis Blanche se ramassent lamentablement.
Et pourtant la nostalge il sait y faire le père Audiard. Mais il faut croire que pour cette fois-ci c’est la Bérézina sur toute la ligne!

Le film est d’un ennui sans nom. On se soucie comme d’une guigne des amourettes échevelées entre le beau teuton et la belle blonde.
Hardy Kruger déclame sur tous les tons « Grande sauterelle« , mais ça n’émeut guère.

Bernard Gérard signe une bonne Bande Originale assez difficile à trouver dans le commerce.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La toute première scène de pré-générique dans la quelle Georges Géret intervient. On se croit parti pour une heure trente de grand Audiard. On en salive d’avance…

L’ANECDOTE

Mireille Darc inaugure les robes au dos nu dans ce film.  5 ans plus tard  dans « Le grand blond avec une chaussure noire » de Yves Robert elle sortira le grand jeu.

NOTE : 07/20

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2 Comments

  1. Didier 26 avril 2020

    Georges Lautner a lui-même admis le caractère imparfait de ce film. Ainsi, dans son livre de souvenirs "On aura tout vu" (qui est également le titre d'une très bonne comédie qu'il a réalisée en 1976), on peut lire ce qui suit : "Le scénario n'était pas au point, et l'alchimie entre les acteurs n'était pas parfaite. Une question de charmes. Hardy Kruger était l'acteur imposé par la coproduction allemande, et son charme ne collait pas très bien avec celui de Mireille. Il avait une manière différente de jouer. Quand, pour une scène, voulant trop bien faire, il lui colla une gifle, Mireille se retrouva avec le tympan abîmé... Ce film n'est pas impérissable malgré quelques scènes que j'aime énormément. Principalement, celles tournées de nuit à Baalbek sur fond d'opéra. Et il y a aussi des dialogues d'Audiard, certains très drôles, certains très poétiques."

  2. littlebigxav 26 avril 2020

    Merci Didier pour l'anecdote. Au moins Georges Lautner était clairvoyant sur les errances de son film.