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SYNOPSIS

François Holin était un coureur automobile. Avec un autre pilote il truquait les courses pour pimenter le sport, un jour leurs roues touchent et son ami meurt dans l’accident. 5 ans plus tard François Holin est le chauffeur de Schneider et des frères Schwartz des truands qui pillent les banques.  Il n’est pas bien considéré et est préposé aux tâches ingrates. Ces trois gangsters méprisent Ho! c’est ainsi qu’ils le surnomment. Schneider a l’idée d’un futur gros coup, mais il se tue accidentellement avec son pistolet. François Holin veut reprendre le coup à son compte mais il se fait serrer par la police après un vol de voiture manqué…

CRITIQUE

Rétrospectivement, ce film apparaît comme atypique en tant que film policier dans la carrière de Jean-Paul Belmondo. C’est moins le cas si l’on ne prend en compte que les films tourné par l’acteur jusqu’à ce film. En effet trois auparavant il tournait « Pierrot le fou » (1965) de Jean-Luc Godard, l’année suivante c’était un « Tendre voyou » film de Jean Becker dans lequel il interprétait un gigolo, enfin en 1967 il tournait « Le voleur » de Louis Malle. Nous n’étions pas encore dans l’enchaînement de films réalisés pour plaire à un public de plus en plus large.

« Ho! » ne fait pas exception. Jean-Paul Belmondo  joue un homme déconsidéré par ses congénères puis atteint d’une folie des grandeurs l’amenant à fréquenter un journaliste pour que ce dernier donne au public une bonne image de sa façon de braquer les banques. Enfin son personnage ne triomphe pas en fin de film ce qui rebute les fans de l’acteur.

Sur la forme le scénario manque un peu de fluidité, et le personnage de François Holin me paraît mal écrit sur le plan psychologique. Un pilote de course qui devient larbin de truands, puis cerveau d’une évasion, puis truand égocentrique… Tout cela passe moins bien au cinéma qu’en littérature (le film est tiré d’un roman éponyme de José Giovanni).

La distribution des rôles est une autre faiblesse du film. Il manque à Jean-Paul Belmondo une tête d’affiche soit dans le rôle du policier, soit dans le rôle d’un des frères Schwartz.

On a du mal à cerner aussi la psychologie du personnage interprété par Joanna Shimkus. Sa motivation à faire des va-et-viens vers François Hollin n’est pas compréhensible.
De plus Joanna Shimkus quoique d’une grande beauté manque un peu de talent d’interprétation.

La musique de François de Roubaix est étonnante mais m’a parue peu adéquate avec l’ambiance du film. Je n’ai pas compris pourquoi il a choisi de composer un morceau qui rappelle les fox-trots des années 1930.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

François Holin évadé de la prison, est atteint de mégalomanie. Le voici qui tapisse toute sa chambre avec les articles de journaux le concernant. Scène étrange.

L’ANECDOTE

La collaboration entre Jean-Paul Belmondo et Robert Enrico n’a pas donné le résultat espéré. Ce sera l’unique collaboration des deux hommes.

NOTE : 11/20

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