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SYNOPSIS

Chicago début des années 1930, les Etats-Unis sont en pleine Prohibition, Al Capone règne en maître sur la ville. Eliott Ness débarque avec sa famille pour contrer la mafia, ses trafics et sa violence. Il s’associe avec Wallace, un spécialiste fiscaliste, l’agent Malone un irlandais connaissant toutes les combines de la police et de la mafia, et l’agent Stone as du flingue et fidèle à l’idéal policier. Après que le bras droit de Capone, Frank Nitti ait fait des menaces sur la vie de la famille de Ness, ce dernier sur les tuyaux de Malone décide d’intercepter à la frontière canadienne une cargaison d’alcool…

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CRITIQUE

Formidable film de Brian de Palma. Le film de toutes les grâces.

Un grand polar dans un écrin de décors et costumes extrêmement soignés. La reconstitution des années 1930 est remarquable.
Le scénario signé David Mamet est sacrément bien écrit et offre au metteur en scène les éléments pour briller dans sa réalisation.

Le casting est grandiose: Kevin Costner grâce à ce film devient une star hollywoodienne et sa renommée devient internationale.
Robert de Niro joue un Al Capone magnifique brutal et massif qui pleure à l’opéra. Un des 10 meilleurs rôles de sa filmographie.
Andy Garcia lance sa carrière.
Enfin Sean Connery brille par sa présence et son magnétisme. Il recevra un oscar pour sa prestation.

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Brian de Palma fait par sa mise en images de grands appels du pied à Sergio Leone. Avec gros plans de visages et une réalisation ample, virtuose et fluide. Plongées, contre-plongées, travellings, et un sens aigu des espaces et du placement des caméras. De Palma possède à la perfection la grammaire cinématographique et la restitue avec une aisance peu commune.

La photographie signée Stephen H. Burum est elle aussi remarquable. Les contrastes des noirs et des blancs sont très réussis.
Les scènes spectaculaires (pour un polar) s’enchaînent, les scènes narratives ne sont pas ennuyeuses. Ce film est digne d’une horlogerie suisse dans sa précision du montage.

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Alors oui il effleure à peine les méandres de la mafia italo-américaine du temps d’Al Capone. Mais Mamet et De Palma ne sont pas là pour faire une thèse mais de l’entertainment. Et l’on est servi!

Quant à la musique d’Ennio Morricone, d’une grande richesse en thèmes et en orchestrations, après l’injuste échec aux oscars pour le film « The mission« , elle subit la même injustice, et s’incline devant la musique de Ryuichi Sakamoto et David Byrne pour « Le dernier empereur » de Bernardo Bertolucci.

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Le film débute par une marche… implacable!

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’attente à la gare de Chicago et l’échange de coups de feu dans les escaliers avec un landau pour bébé au milieu. Sur une berceuse qui vire à l’angoisse. Un chef d’oeuvre de mise en scène accompagnée d’une musique exceptionnelle. La scène est un hommage au film « Le cuirassé Potemkine » de Serguei Mikhaïlovich Eisenstein.
Pour une fois les images au ralenti ont un intérêt cinématographique. Rarissime.

 

L’ANECDOTE

La musique utilisée dans la bande annonce provient du film « The mission » de Roland Joffé.

NOTE : 17/20

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