Synopsis

San Francisco années 1960, Joe Clay travaille comme attaché de presse auprès de grandes compagnie. Il organise des sauteries qui parfois s’apparentent à du proxénétisme. Joe Clay passe ses soirées à s’alcooliser lors de ses sorties nocturnes avec ses clients. Lorsqu’il rencontre Kirsten secrétaire se son supérieur il voudrait sortir avec elle mais il est maladroit et froisse la demoiselle. Il parvient cependant à rattraper les choses et obtient un dîner. Durant le dîner il veut lui offrir à boire de l’alcool, mais elle refuse expliquant qu’elle n’aime pas l’alcool. Puis il la raccompagne chez elle. Quelques temps plus tard il est invité chez elle et sachant qu’elle aime le chocolat il a acheté une crème de chocolat et du whisky. Ainsi cela lui permet de ne plus boire seul…

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CRITIQUE

Blake Edward signe un véritable chef d’oeuvre.

Bien que ce film soit un scénario original de J.P. Miller le film sent le vécu.

Il semblerait que Blake Edwards ait connu ce genre de vicissitude face à l’alcool, la drogue et la dépression.
En 1962 bien qu’ayant tourné deux comédies : la formidable « Opération jupons » (« Operation Peticoat« ) et la plus en demi-teinte « Diamant sur Canapé » (« Breakfast at Tiffany’s« ), Blake Edwards peut encore se permettre d’explorer d’autres genres.
La même année il tourne aussi à San Francisco un thriller « Allo  brigade spéciale » (« Experiment in terror« ).

Ici il tourne un drame sur l’alcool qui trompe celui qui en devient accro. Il boit pour se désinhiber, pour se sentir mieux, mais il faut boire de plus en plus et de plus en plus souvent ce qui finit par exclure l’alcoolique de la société guère compatissante.

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Blake Edwards est soutenu dans son entreprise par deux excellents comédiens. Jack Lemmon et Lee Remick qui surprend son petit monde de spectateur car on aurait plutôt tendance à la classer dans les actrices d’agrément. Celles qui sont là  plus pour  leur blondeur et leur joli minois que pour leur talent. J’avoue que pour le coup, l’actrice m’a réellement surpris.

Jack Lemmon, lui est magistral: il va de la quasi comédie au début du film à la plus sombre des dépressions vues au cinéma et ses crises de démence sont d’un réalisme parfait.

Outre un scénario grandiose qui ne fonce pas bille en tête sur le sujet de l’alcoolisme mais y vient par petites touches.
Blake Edwards fait montre d’une grande sensibilité et compréhension vis-à-vis de ses personnages. Aucun n’est condamné quelque soit son choix tout ceci souligné par une réalisation précise et implacable.

Le film bénéficie aussi de la musique de l’indissociable Henry Mancini qui rueducine.com-oscar1recevra pour cette musique un Oscar.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Joe sort sous un orage terrible de la chambre par la fenêtre pour se rendre dans la serre de son beau père où il a dissimulé une bouteille d’alcool. Mais déjà sérieusement imbibé il ne sait plus où il l’a mise. Et passe d’une inspection méthodique à une recherche de plus en plus désespérée et destructrice. Les pots de fleurs sont renversés, la serre saccagée. Jack Lemmon sublime.

L’ANECDOTE

L’année suivante Blake Edwards tourne « La panthère rose » (« The pink panther« ) (1963) et sa carrière en sera définitivement bouleversée. Il sera constamment pressuré par les studios pour faire des comédies et des suites à ce succès international. Il se vengera dans « S.O.B. » (1981).

NOTE : 18/20

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