Synopsis

Pittsburg années 1990, Phil Connors présente la météo sur une chaîne de télévision locale. C’est un cynique égocentrique. Avec Rita Hanson une jeune productrice et Larry un cameraman, ils se rend dans la petite bourgade de Punxsutawney. Il doit faire un reportage sur la fête autour d’une marmotte qui fait des prévisions météorologiques sur la durée de l’hiver. Mais Phil n’en a que faire de ce reportage et de cette marmotte. Il rêve de consécration professionnelle et non de folklore. Ceci le rend odieux auprès de ses deux collègues…

CRITIQUE

Comédie extrêmement réussie sans une once de vulgarité ce qui est (aux Etats-Unis et depuis la fin des années 1980) une gageure.
Harold Ramis (1944-2014) affronte aussi l’écueil du récit qui se répète sans user les nerfs des spectateurs, car le scénario est très malin.
Si le héros vit une trentaine de journées identiques, les spectateurs, par un montage astucieux n’en ressentent pas les lourdeurs. Bien au contraire la comédie est légère et les coupures accélèrent le récit tout en donnant du rythme, ce qui est primordial dans la comédie.

De plus le scénario explore tous les aspects du postulat qui consiste à vivre tous les jours la même journée (la plus ennuyeuse de la vie de Phil Connors), le jour nouveau effaçant le jour précédent sauf pour le héros qui peut ainsi anticiper ce qui va lui arriver.
Phil Connors n’hésite pas ainsi à manipuler de jour en jour les évènements pour parvenir à son but: séduire Rita sa productrice.

Mais cela n’est pas le seul aspect. Le film pose quelques questions psychologiques sur une sorte d’immortalité mais contenue dans une seule journée, et le rapport à la mort puisque le personnage malgré ses tentatives de suicide diverses, se réveille le lendemain au son de « I got you babe » de Sonny & Cher et un duo de comiques radiophoniques local sans la moindre égratignure.

Bill Murray crève l’écran dans ce film. Il parvient à être à la fois odieux lors de ses crises d’égocentrisme et touchant lorsqu’il se heurte à son destin et qu’il ne sait comment arrêter cette machine infernale d’un espace-temps déréglé.

Un des intérêt du film est le flou qui entoure la boucle temporelle. On ne sait pourquoi elle se déclenche, ni combien de temps elle dure. Ce qui ouvre des possibilités incroyables.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le deuxième matin de la boucle où Phil Connors a du mal à croire qu’il revit la même journée que la précédente. Les gags fonctionnent à plein régime. Et le spectateur commence à jubiler sur les futures situations à venir.

L’ANECDOTE

Pour Harold Ramis et Bill Murray ce film signe la fin d’une longue amitié. Ils se sont maintes fois disputés sur le scénario du film durant l’écriture. Bill Murray voulant approfondir l’aspect métaphysique et tragique du film, Harold Ramis insistant sur l’aspect comédie. Mais le tournage est encore plus houleux. Bill Murray est en instance de divorce et est odieux sur le plateau avec tout le monde.

NOTE : 16/20

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