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SYNOPSIS

France années 1910, le banquier Favraux a basé sa fortune sur la spoliation de ses concitoyens et des malversations diverses. Il a notamment allègrement trempé dans le scandale de Panama. Il va bientôt fiancer sa fille Jacqueline. Mais des lettres de menaces viennent ternir le tableau. Un certain Judex le somme de restituer les fortunes volées. L’ultimatum tombe le soir des fiançailles…

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CRITIQUE

Ce film aurait pu être un chef d’oeuvre. Mais sa distribution masculine assez fade (le transparent Channing Pollock et le très mauvais Theo Sarapo) gâchent la fête visuelle.

Car esthétiquement ce film se pose un peu là. Outre un noir et blanc splendide, très peu contrasté qui au final donne la part belle au gris, le film contient des images issues de la fantasmagorie comme ce bal des oiseaux où le cinéaste s’attache à ne filmer que les têtes. C’est simplement somptueux.

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Le scénario s’inspire du film feuilleton en 12 épisodes de 25 minutes tourné en 1917 par Louis Feuillade. C’est aussi un hommage au feuilletons littéraire et je pense notamment au chef d’oeuvre d’Alexandre Dumas « Les trois mousquetaires ».

La méchante fait furieusement penser à Milady. Plusieurs identité, meneuse d’hommes, machiavélisme et détermination et méthodes expéditives. L’une est blonde (Milady), l’autre brune. Rare différence entre les deux femmes. Francine Bergé qui joue la maléfique Diana Monti est le personnage « principal » du film. C’est elle le moteur du film et de l’action.

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C’est son personnage qui choisit les prochaines étapes qui amèneront les scènes suivantes. Francine Bergé est remarquable. C’est une méchante d’anthologie.

Judex ne fait que des apparitions quasi surnaturelles, mais trop peu nombreuses. Et l’on ne peut pas dire que Channing Pollock fasse le poids devant Francine Bergé en terme de charisme.

Jacques Jouanneau assure la comédie en détective privé bien maladroit.

La musique de Maurice Jarre souligne parfaitement les images.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La scène du bal des oiseaux qui finit par le décès du maître des lieux. 5 minutes de fantasmagorie et d’influence expressionniste. Ces têtes d’oiseaux posées sur des corps humains introduisent une certaine anxiété chez le spectateur qui sait que cette scène finira sur un climax.

L’ANECDOTE

Quand « Judex » sort en salles il a pour concurrents « La cuisine au beurre » de Gilles Grangier, « Charade » de Stanley Donen, « Les tontons flingueurs » de Georges Lautner, « Cléopâtre » de John L. Mankiewicz « Le mépris » de Jean-Luc Godard, tandis que « West side story » de Robert Wise est en fin de carrière. Inutile de dire que le film n’a pas eu la carrière qu’il aurait mérité.

NOTE : 15/20

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