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SYNOPSIS

Années 2000 ville de Saucier au bord du Mississippi, Marva Munson est une veuve qui fréquente beaucoup le bureau du shérif à cause de son chat qui a tendance à se percher un peu haut dans l’arbre de son jardin. Marva Munson  loue une chambre pour arrondir sa retraite. Mais elle ne louera jamais à un jeune écoutant le hop hop. Ah ça non! C’est le professeur Goldwaite Higginson Dorr, dandy quinquagénaire à l’éloquence raffinée et logorrhéique qui sollicite la location de celle-ci. Il se présente comme un  amoureux de la musique renaissance et chef d’orchestre d’un ensemble musical dédié à cette musique ancienne. Il lui demande aussi l’usufruit de la cave pour pouvoir avec son groupe faire des répétitions musicales. Marav Munson accepte de céder sa cave. Mais le professeur n’est qu’un gredin qui veut piller un casino flottant avec 4 comparses de haute volée recrutés par petites annonces…

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CRITIQUE

Ce n’est pas la meilleure comédie des frères Coen mais c’est tout de même un régal. Les cadavres qui « s’accumoncellent » sur la fin est vraiment une réussite.

Joel et Ethan Coen réinventent un film britannique de Alexander MacKendrick « Tueurs de dames » (1955) avec Alec Guiness, Cecil Parker, Herber Lom et Peter Sellers.
Et l’excellente idée est de faire d’un professeur britannique, un sudiste dandy et bavard au look suranné et aux bonnes manières. L’injection de gospel qui s’entrechoque avec la musique renaissance est toute aussi jubilatoire.

Le casting mérite le détour.

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Outre les 4 bras cassés qui entourent le cerveau, et bien sûr l’exceptionnel abattage de Tom Hanks, il faut saluer la performance de Irma P. Hall 69 printemps et une nature! Elle reçoit le prix du jury ex aequo avec… le film « Tropical malady ».

Les frères Coen tournent un film mineur (dans leur grandiose filmographie) mais qui vaut bien quelques comédies américaines contemporaines. Subtilité, intelligence, et génie de la mise en scène, tout cela contribue à offrir aux spectateurs une bonne comédie. Sans oublier le côté léché toujours impeccable. Félicitations aux techniciens.

J’ai beaucoup aimé le portrait du mari de la veuve qui trône au-dessus de la cheminée. Belle trouvaille.

La musique de Carter Burwell est toujours aussi bien dans son genre minimaliste (peu de notes, les phrases mélodiques sont courtes).

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’ouverture du film sur le bureau du shérif : Un cube au bord d’une route vers lequel arrive Marva Munson. Déjà l’humour des frères Coen fait mouche.

L’ANECDOTE

Irma P. Hall asséné de véritables gifles au pauvre Marlon Wayans qui ne s’y attendait pas. Après la prise l’actrice est allée voir Joel Coen pour fanfaronner à propos de cours de combat qu’elle avait suivi il fut un temps…

NOTE : 14/20

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