1 votes 3

Synopsis

Alexandre Dupré dit aussi Alexandre de Valembreuse, est un minable escroc au Vaudeville et aux faux tableaux. Après sa sortie de prison, il échoue dans une escroquerie au vaudeville. Par chance il a déjà sur le feu avec l’oncle Achille une arnaque au faux Canaletto avec pour victimes des japonais. Il part le rejoindre à Venise. Dans l’avion un homme lui confie une mallette qui après inspection semble anodine. Mais voila à la sortie de l’aéroport le quidam se fait descendre…

CRITIQUE

Quand le film d’espionnage rencontre le vaudeville…

Jean-Paul Belmondo en grosse forme fait tomber les souris. Ainsi que les génitoires de ceux qui le gênent.

En haut de forme et caleçon à pois Notre Bébel court pour éviter les balles et claque les portes. Dommage que le scénario soit inexistant. Et que les actrices soient plutôt mauvaises.

Il faut 25 minutes pour que le cœur de l’histoire apparaisse. Plus une fin bâclée signée par une marque de pain de mie. Reste une bonne marrade aux facéties signées Georges Lautner – Michel Audiard – Jean-Paul Belmondo.

Un film dont le premier dialogue est : « ça commence bien! » mérite le détour.

Quand on aime Belmondo on pardonne…

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Alexandre Dupré déguisé en Maharadjah fait le gigolo avec accent hindou. Tordant.

L’ANECDOTE

Jean Herman alias Jean Vautrin signe le non-scénario. Étonnant de la part du co-auteur des « Aventures de Boro reporter ».

NOTE : 11/20

Video & Photo

1 videos 1 photos

Write a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

2 Comments

  1. Didier 27 avril 2020

    Comme la critique n'évoque pas la bande originale du film signée par Philippe Sarde, on peut laisser Georges Lautner en dire quelques mots : "Le film a sans doute des faiblesses... mais son charme est dans la beauté des sites, de la lumière. Et dans la musique de Philippe Sarde. Dès le générique début, l'esprit du vaudeville est présent à travers une citation d'Offenbach. On comprend tout de suite où l'on est ! Pour la séquence-clef de l'hélicoptère, Sarde a écrit une pièce romantique pour orchestre, mandolines et harmonica, celui du grand Toots Thielemans. Il fallait y penser : un harmoniciste du Nord, belge, sur des images de Venise, des envolées de sentiments sur une séquence d'action... Sarde, avec mon appui, était en désaccord avec Belmondo (qui souhaitait lui un morceau de type disco) sur la mise en musique de cette séquence : il n'a pas travaillé sur "Le Professionnel"... Le temps lui a donné raison : sa musique aide "Le Guignolo" à traverser les années. Un thème disco l'aurait démodé deux ans plus tard. Ce n'est pas la moindre qualité de Philippe : au-delà de ses idées baroques, il a une vision sur le long terme. Car le son de solistes comme Baker ou Thielemans est toujours aussi moderne de nos jours. Philippe Sarde joue la carte de la longueur et, grâce à son apport, nos films peuvent aujourd'hui affronter le XXIe siècle." (propos recueillis par Stéphane Lerouge pour l'édition de la BO chez Universal - collection Ecoutez le cinéma !)

  2. littlebigxav 27 avril 2020

    Merci Didier. Comme quoi on peut s'attarder plus longtemps sur la musique d'un film que sur le film lui-même!