Synopsis

Los Angeles années 1980, Viveca après une nuit très arrosée se réveille, c’est le son de la télévision qui la fait émerger. Sur le petit écran on interviewe un photographe qui a eu quelques démêlés judiciaires pour pornographie. Il fait actuellement des photos érotiques avec des femmes bodybuildées. Mais l’homme qui parle de son métier à la télévision est le cadavre qui gît à côté d’elle. Le lit est inondé de sang et le cadavre a un couteau planté dans le cœur. Viveca appelle Joaquin qui la conseille d’appeler la police et son avocat. Mais elle préfère partir sans rien dire. Elle tente de fuir en prenant l’avion pour San Francisco…

CRITIQUE

Sidney Lumet quitte New York et le New Jersey qui sont ses deux lieux de tournage favoris, pour Los Angeles.

Il y signe un policier de bonne facture, efficace mais sans génie.
Le problème venant sûrement du scénario. Pauvre en personnages, et pas assez développé sur le plan de l’enquête policière.
Outre une réalisation et un montage qui maintiennent l’intérêt du spectateur, le film vaut surtout pour son casting.

Jane Fonda en actrice déchue et alcoolique fait une bonne prestation.
Et Jeff Bridges est comme à son habitude impeccable.

Mais il vaut aussi et surtout pour sa photographie d’un L.A. écrasé de soleil et dont les murs aux couleurs primaires sont éclatantes. C’est le photographe Andrezj Bartkowiak qui a déjà éclairé quelques films de Sidney Lumet comme « Le prince de New York » (« Prince of the city« ) (1981), « The verdict » (1983) et le récent « Power, les coulisses du pouvoir » (« Power« ) (1986) tourné juste avant ce film. Les images du film sont remarquables et l’explosion des couleurs est un spectacle en soi.

La musique de Paul Chihara (à l’époque très demandé par les studios et les télévisions) nous renvoie aux années 1980 avec quelques morceaux où le saxophone a la part belle, les compositions sont toutefois agréables à l’oreille.

On peut préférer d’autres films du très grand et très prolifique Sidney Lumet.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le superbe générique de début durant lequel on voit Viveca fuir la scène du crime et marcher dans les rues d’un Los Angeles à la fois aux couleurs magnifiques mais désertes et angoissantes.

L’ANECDOTE

Si aux Etats-Unis l’affiche du film met Jane Fonda et Jeff Bridges à égalité, en France l’acteur malgré quelques grands rôles « Le canardeur » (« Thunderbolt and Lightfoot« ) (1974) de Michael Cimino, « King Kong » (1976) de John Guillermin, « Contre toute attente » (« Again all odds« ) (1984) de Taylor Hackford et « Starman » (1985) de John Carpenter, disparaît au profit de la star Jane Fonda bien plus célèbre  en France et qui cartonne avec ses k7 vidéo d’aérobic.

NOTE : 13/20

Video & Photo

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