Synopsis

Dans une ville imaginaire dans un temps incertain, la mafia est sur les dents. Vic le parrain sort de l’asile psychiatrique. Certains ont des choses à se reprocher : Ben London de vouloir prendre le pouvoir à son boss, Jake Parker de vouloir imposer son clan à la tête de la ville, Mickey Holliday d’avoir couché avec la femme de Vic. Les rumeurs vont bon train. Mickey Holliday semble le plus en danger, mais c’est un tireur hors pair. Il vient de buter Lee Turner porte-flingue de Jake Parker. Ben London fait de son côté le ménage en assaisonnant un soi-disant « traître » à Vic. En attendant que Vic rapplique on compte les soutiens, et on brique les armes…

CRITIQUE

Ce film a nécessité deux visionnages de ma part.
Le premier déceptif. Car le film qui mélange film de mafia et humour (plus que comédie) utilise un ton qui déstabilise, et le fait de ne pas ancrer le film dans un lieu et un temps certain ajoute aussi à l’incertitude du spectateur.

Le deuxième bien plus jubilatoire.
Où l’on comprend que Larry Bishop fait de ses mafieux une bande de dégénérés avec une propension beaucoup trop parler et à tirer les plans sur la comète vainement. Il en fait des bureaucrates du flingage, les contentieux se réglant derrière deux bureau en vis-à-vis desquels on se tire dessus pour régler des egos surdimensionnés.

Au final on rit pas mal à ce film étrange, dans lequel Richard Dreyfuss les cheveux en batailles, dans un peignoir blanc, débarque de plusieurs semaines d’internement psychiatrique, dans son claque pour tel un ange exterminateur remettre les pendules à l’heure et sonner la fin de la récréation à coup de revolver.

Larry Bishop montre une certaine originalité visuelle et un ton inattendu pour le thriller mafieux. Il n’hésite pas non plus à s’inspirer des westerns italiens dits « spaghettis » dans les gros plans de faciès lors des duels derrière les bureaux.

Le casting est assez phénoménal. Beaucoup comme Burt Reynolds ou Gregory Hines font un petit tour et puis s’en vont (les pieds devant).
Richard Dreyfuss est superbe en archange exterminateur. Jeff Goldblum en tireur d’élite placide surprend.

La musique de Earl Rose s’inspire de musiques des années 1950 que ce soit les mambos ou les standards de jazz.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Vic vire Ben London qui se serait bien vu calife à la place du calife et ne s’en cache pas. Mais celui-ci n’a pas l’intention de partir. Vic commence à le truffer de plomb… Scène proche de la folie de Tex Avery.

L’ANECDOTE

Larry Bishop et le fis de l’acteur Joey Bishop (1918-2007), il fut membre du fameux « Rat Pack ».

NOTE : 12/20

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