Synopsis

1996, Fred Blake et sa famille : femme, fille et fils quittent la Côte d’Azur pour la Normandie. Un peu précipitamment. Car Fred Blake est en fait Giovanni Manzoni mafieux new-yorkais repenti qui bénéficie d’un statut de témoin protégé par le FBIet qui vient d’échapper à un tueur envoyé à son ancien domicile par le capo mafieux mis en taule grâce à son témoignage. Il va falloir à nouveaux s’intégrer dans un nouveau village français. Toujours sous la surveillance de l’agent Stansfield et deux coéquipiers…

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CRITIQUE

Je ne reviendrai pas sur le fait que Luc Besson est un piètre travailleur de scénario et encore pire dialoguiste. Je l’ai écrit maintes et maintes fois.

Bien entendu ce film ne déroge pas à la règle. Pire tous les clichetons américains (car le film doit s’exporter avant tout là-bas) sur la France, et plus particulièrement la Normandie, sont une fois de plus remis sur le tapis comme un enfilage de perle sur la première moitié du film.

Les codes mafieux que nous offre Luc Besson sont tout aussi grossiers et inopérants.

On comprend où Luc Besson veut nous emmener en adaptant un roman noir de Tonino Benacquista mais truffé d’humour. Il veut tourner une comédie noire un peu parodique sur fond de mafia italienne.
Mais que c’est lourdingue! C’est aussi ringard que l’image qu’il a de la France rurale.
A moins que Luc Besson nous ai fait son auto-portrait par un vaste saut créatif qui consiste en un ramassis de clichés, de gags manqués, de scènes d’action bâclées et de dialogues à la va-comme-je-te-pousse.

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Ce que l’on ne peut reprocher à Luc Besson c’est d’être un éternel gamin qui joue avec le cinéma.

Et parfois il arrive quand même à nous décrocher un sourire ici ou là. Comme la scène à la cinémathèque où le film « Comme un torrent » « Some came running » (1958) de Vincente Minnelli est déprogrammé au profit du film de Martin Scorsese (annoncé comme co-producteur du film) « Les affranchis » (« Goodfellas« ) (1990). Sans nous montrer une image du film et passant juste la première phrase emblématique du film dite par Ray Liotta « Autant que j’me souvienne j’ai toujours rêvé d’être gangster« . Une jubilation parcourt le cinéphile.
Heureusement…

Heureusement aussi qu’il a un trio d’acteurs hors du commun qui lui sauvent la baraque parce qu’ils ont su doser leurs effets.
Tommy Lee Jones est une fois de plus impérial sur le coup.
Même Robert De Niro est d’une sobriété exemplaire.
Quant à Michelle Pfeiffer 55 ans au compteur elle est toujours aussi pimpante. Une grâce.

Troisième bonne chose pour ce film : la musique avec ce tango parodique. Même si ce n’est pas original il fait quand même son effet.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Toutes les scènes mettant à l’image les normands qui parlent tous l’américain. Sûrement un atavisme ancré depuis le débarquement en juin 1944.  Honteux!

L’ANECDOTE

Une partie des scènes ont été tournées dans les studios flambant neufs de la Cité du Cinéma en Seine Saint Denis. Projet pharaonique porté par Luc Besson et sa société Europa Corp. qui voulait des studios de tournages adaptés aux nouveaux défi du cinéma. Luc Besson y tourne pour la première fois. Cependant Europa Corp n’est que locataire du site.

NOTE : 11/20

Video & Photo

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