Synopsis

Los Angeles années 1990 l’acteur Nick Lang en a assez de faire des succès cinématographiques dans des films à grand spectacle destiné au teenagers. Il veut faire du cinéma un peu plus adulte. Pourquoi pas ce film policier en pré-production. Il a 15 jours pour se conditionner. A la télévision il remarque le lieutenant John Moss de New York qui vient d’intervenir dans une boite de nuit à la poursuite d’un tueur en série qui nargue la police. Celui-ci vient de tuer un dealer sous leur nez. Mais au terme d’une longue course poursuite en voiture a finalement échappé au lieutenant. Pour Nick Lang il a sous ses yeux son modèle pour son prochain rôle. Quelques heures après le lieutenant John Moss est écarté de l’affaire du tueur son supérieur lui ordonne de prendre sous sa protection l’acteur Nick Lang…

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CRITIQUE

Sur la lancée de son film précédent « Comme un oiseau sur la branche » (« Bird on a wire« ) (1990) John Badham réussit encore à amuser son public avec un duo improbable (un flic nerveux et un acteur pénible) dans un polar.

Si le buddy movie est une réussite remarquable : L’antagonisme entre le flic et l’acteur servis respectivement par James Woods et sa gueule faite pour le thriller et Michael J. Fox et son physique lisse et juvénile, est extraordinaire.

Le scénario en rajoute une couche car non seulement ils ont un caractère différent mais en plus le flic déteste l’acteur. Ceci donne du tonus dans la relation conflictuelle des deux personnages qui doivent malgré tout arrêter le tueur en série qui sévit à New York.

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Le côté polar est plus conventionnel, pas très recherché, et le spectateur peut anticiper certaines scènes à l’avance. C’est plutôt regrettable. Car le film a un rythme assez fou. Parfois avec des ellipses assez brutales.

John Badham est véritablement très efficace dans ce genre. D’autant que les deux acteurs s’amusent comme des fous dans ces rôles auto-parodiques. Le cocktail humour et action est très bien dosé.

Le méchant n’est pas le plus réussi des personnages, le magnétisme de l’acteur Stephen Lang permet cependant d’y croire un tant soit peu.

L’entertainment est assuré même si l’on ne ressort pas plus intelligent après le visionnage du film, le spectateur aura pu prendre un réel plaisir aux facéties de ce duo très contrasté.

La musique de Arthur B. Rubinstein est juste illustrative. Sans grande originalité.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Alors que le lieutenant John Moss confie une arme chargée à Nick Lang, ce dernier se retrouve nez à nez avec un homme suspect sur lequel il tire. Celui-ci meurt dans ses bras. John Moss revient et promet à Nick de tout prendre sur lui. Le spectateur a compris l’entourloupe du flic envers l’acteur. Hilarant.

L’ANECDOTE

Mel Gibson a-t-il laissé un souvenir impérissable lors du tournage l’année précédente de « Comme un oiseau sur la branche » ? par deux fois il est fait allusion à Mel Gibson dans le film.

NOTE : 14/20

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