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SYNOPSIS

Campagne des primaires de l’Ohio pour le parti démocrate. Le très progressiste gouverneur Mike Morris doit emporter les primaires de l’Ohio face au sénateur Ted Pullman qui lui ouvriraient alors un boulevard jusqu’à la campagne présidentielle. Mike Morris a pour directeur de campagne le très chevronné Paul Zara et un tout jeune et surdoué spécialiste des médias et de l’internet Stephen Meyers. Mike Morris aimerait rallier l’influent sénateur de Caroline du Nord Frank Thompson qui lui assurerait la victoire définitive. Mais pas à n’importe quel prix. En effet celui-ci veut un portefeuille dans le futur gouvernement ce que n’est pas prêt à lui concéder Morris pour de trop nombreux point de vue divergents…

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CRITIQUE

Pour un féru de politique ce film ne peut être que assez décevant.

Pour le cinéphile c’est un film agréable à suivre, avec son lot de rebondissements, une réalisation soignée (le style Soderbergh influence indéniablement le style Clooney), un casting irréprochable.

Le scénario est l’adaptation d’une pièce de théâtre de Beau Williman.
Le tour de force du film est que cela ne se ressent pas du tout. Les scénaristes ont su multiplier les décors et les scènes extérieures pour supprimer cette sensation parfois désagréable de pièce filmée.

Le problème du film est qu’il reste assez superficiel sur le plan politique et et la description su système des primaires au sein d’un même parti.

De plus les enjeux sont faibles puisqu’il s’agit juste de remporter les primaires démocrates en Ohio. Certes l’Etat est très convoité car celui qui remporte l’Ohio a bien des chances d’être le candidat final, l’Etat étant en général le reflet électoral du pays.

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Et le film nous abandonne alors que la campagne n’est pas achevée. D’où une frustration.

Pour ce qui est des coups tordus, d’une presse prête à faire feu de tout bois, et d’alliances politiques chèrement payées le film est à la hauteur. Nous avons même droit à une affaire de mœurs sordide.

Mais le film n’emporte pas le spectateur qui reste finalement assez peu impliqué par ce qu’il voit.

On pourra lui préférer « Primary Colors » (1998) de Mike Nicols, beaucoup plus impactant.

C’est Alexandre Desplat qui signe une bonne musique qui fait parfois référence au travail de David Shire.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le jeune Stephen Meyers sur le point  retourne la situation en sa faveur par un chantage. Scène assez ignoble mais qui fait tellement vraie.

L’ANECDOTE

Le compositeur Alexandre Desplat a commencé sa carrière au cinéma avec le film « Ki Lo Sa » (1985) de Robert Guédiguian dont la sortie a été assez confidentielle. C’est le film « La jeune fille à la perle » (2003) de Peter Webber qui lui a donné une aura internationale. Depuis le compositeur jongle entre des productions françaises, britanniques et américaines. Il a composé pour des films de Roman Polanski, Stephen Frears, Wes Anderson, Kathryn Bigelow, Jacques Audiard, Daniel Auteuil…

NOTE : 13/20

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