Synopsis

Californie 1821, les troupes espagnoles sont en déroute, et le gouverneur Montero tente par l’exécution publique de trois paysans d’attirer le célèbre Zorro. Celui-ci vient effectivement sauver les trois malheureux. Il est aidé par deux jeunes peones les frères Murieta. Il les remercie en donnant à l’aîné un médaillon. Mais rentré chez lui Don Diego de la Vega dit « Zorro » voit surgir Montero et ses troupes. Il vient pour l’arrêter. L’arrestation se passe mal et la femme de Don Diego meurt. Montero prend la fille du justicier et jette Don Diego en prison. 20 ans plus tard Montero revient. La première des choses qu’il fait est de retourner en prison retrouver De la Vega…

CRITIQUE

La nouveauté du film par rapport à la série télé de Walt Disney outre le rythme effréné et une certaine violence, réside dans le fait que le masque de Zorro est transmissible.

Nous avons donc deux Zorros pour le prix d’un! Mais ne vous méprenez pas je l’annonce de façon un peu cavalière, mais nous avons affaire à un bon film.

Martin Campbell qui vient de sortir en 1995 James Bond d’une certaine léthargie dans laquelle le scénariste Richard Maibaum et le réalisateur John Glen l’avaient plongé depuis 1981, avec « Goldeneye« .

Il fait resurgir Zorro du noir et blanc de la série télé de Walt Disney quoique de nos jours affreusement colorisée. Et lui donne du pimpant et du rythme. Aussi juste assez de scènes violentes pour ne pas être interdit à la jeunesse. Comme exemple : la scène d’ouverture sur la grand-place d’une ville avec des centaines de figurants est extrêmement maîtrisée ainsi que la fin dans la mine qui semble inspirée de la saga James Bond par son ampleur et les moyens pyrotechniques mis en œuvre.

Le réalisateur est très à son aise dans les scènes d’action comme la grande cavalcade où Zorro récupère son cheval après avoir rattrapé les soldats de Montero.
Il filme aussi parfaitement les scènes de batailles à l’épée. Le maître d’armes fait un travail remarquable sur l’art de l’escrime, le changement de main des épées, l’escrime avec une ou deux épées ou encore épée et dague. Et l’on jubile devant ces scènes remarquables.

Au milieu de tout ceci Antonio Banderas encore svelte, amène une fraîcheur une spontanéité et un nouveau Zorro, non plus issu de l’aristocratie comme son prédécesseur Don Diego de la Vega, mais de la plèbe et même du banditisme il n’est que Alejandro Murieta. Il est dans un de ses meilleurs rôles hollywoodiens.
Anthony Hopkins est le mentor du bandit transformé en futur héros. Son personnage tourmenté par son passé n’empêche pas un certain mordant vis-à-vis de son élève.
Le charme de Catherine Zeta-Jones est indiscutable. Elle n’est pas là que pour la galerie. Elle apporte aussi une vivacité et un art de l’escrime qui bonifie le film.
Enfin les méchants (ils sont deux) sont cruels et leurs dessins vis-à-vis de la Californie plutôt malveillants. Stuart Wilson et Matt Lettscher sont impeccables.

Enfin la musique de James Horner est une vraie réussite que ce soit dans les moments calmes ou les scènes d’action.

 

LA SCENE D’ANTHOLOGIE

Le duel entre Elena fille adoptive de Montero et Zorro. A la fois létal et sexuel.

L’ANECDOTE

Pour ne pas finir sur une note déprimante : la mort de Don Diego de la Vega dans les bras d’Alejandro et Elena. Trois mois après la fin du tournage, la production demande à Catherine Zeta-Jones et Antonio Banderas de venir tourner l’ultime scène d’un bonheur en couple avec bébé.

NOTE : 15/20

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