Synopsis

Tandis que l’espion de sa Majesté James Bond matricule 007 s’explique dans un avion avec trois personnages hostiles, une navette spatiale nommée Moonraker accrochée à un gros porteur est subtilisée. C’est parce qu’ils ont trouvé l’épave de l’avion et pas celle de la navette que le MI6 comprend que la navette n’a pas subi de crash. Il faut donc trouver où elle est. Bond débarrassé de ses agresseurs arrive à Londres pour y prendre sa nouvelle mission. L’agent secret décide de se rendre en Californie prendre contact avec l’industriel Hugo Drax qui construit les navettes…

CRITIQUE

A la fois spectaculaire et bourré de séquences qui se veulent humoristiques et plombent le film.

Il est vrai que de nos jours le film a pris un coup de vieux en ce qui concerne les scènes spatiales. Mais le clou du spectacle dans ce film ce sont les décors grandioses de Ken Adam qui mobilisent tous les studios parisiens d’Epinay et ceux de Pinewood (Londres). Ceux-ci sont magnifiquement mis en valeur par la photographie de Jean Tournier.

Mais revenons à la surprise du film.
L’opus précédent « L’espion qui m’aimait » (« The spy who loved me« ) (1977) annonçait « Rien que pour vos yeux » (« For your eyes only« ), comme film prochain, or c’est « Moonraker » qui déboule aspiré par le succès planétaire de la saga de George Lucas « La guerre des étoiles » (« Star wars« ) (1979). Vite fait la société de Albert R. Broccoli EON production fait adapter le roman éponyme de Ian Fleming dont Christopher Wood garde à peine l’arrête centrale.

Lewis Gilbert reste aux manettes gage de bonne tenue du film.

Et l’acteur Richard Kiel s’incruste avec son personnage de Jaws et ses dents en acier. Cependant le résultat est moins heureux, voire carrément pathétique sur la fin. Le transformer à mi-film en gentil s’avère catastrophique.

Le film conserve cependant  les vertus de la franchise. Action, aventures, décors naturels, James Bond girl pas trop nunuche, générique original signé Maurice Binder quoiqu’illustré par une chanson de Shirley Bassey qui ne restera pas dans les annales, et un scénario qui contient suffisamment d’entertainment.

John Barry compose une partition moins pêchue que les précédentes mais qui illustre parfaitement les scènes spatiales.

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

L’hélicoptère piloté par Corinne Dufour et qui emmène James Bond dans la demeure de Hugo Drax décolle de Los Angeles, traverse le désert et parvient subitement à un château immense avec jardins à la française. Choc!

L’ANECDOTE

Pour les effets spéciaux dans l’espace, la technique était simple mais délicate: D’abord un film un fond Puis chaque nouvel élément nécessite le rembobinage du film dans la caméra et de filmer sur l’image déjà existante. Résultat la scène finale de bataille dans l’espace a nécessité 48 impressions de la même pellicule soit 96 allers-retours de la bobine dans la caméra. La moindre fausse manipulation ou déchirement de la pellicule dans la boite et ce sont des dizaines de milliers de dollars qui partent en fumée.

NOTE : 13/20

Video & Photo

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