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SYNOPSIS

Etienne, Daniel, Bouli et Simon font une virée en décapotable. Bien entendu, la capote reste coincée alors qu’il tombe des trombes d’eau. Peu de temps après Bouly tombe sur une maison à vendre dont le prix est très en deçà du marché. Après la visite, et les levées de fonds, ils achètent la maison…

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CRITIQUE

Un ton en dessous du premier volet « Un éléphant ça trompe énormément » Jean-Loup Dabadie et Yves Robert écrivent un film plus mélancolique. Peut-être ont-ils vu entre temps « Mes chers amis » (« Amici miei« ) (1975) de Mario Monicelli et veulent-ils se rapprocher de la comédie à l’italienne si virulente et si comique.
Mais ici le comique est plus doux-amer qu’acerbe et décapant comme dans le film italien.

Les quatre amis en viennent au main, un mariage est avorté, l’un divorce, un autre perd sa mère, et le dernier soupçonne sa femme d’infidélité et la suit alors qu’ il n’hésite pas à tromper la sienne.
Mais si la conclusion du film de Mario Monicelli est franchement noire et désespérée, ici subsiste l’optimisme et l’amitié conservés envers et contre tout.

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Reste que les aventures de ses 4 hommes restent sympathiques à voir et le rire n’est pas jaune comme dans la comédie à l’italienne.
Parfois Yves Robert se fourvoie, comme lorsqu’il déguise Jean Rochefort en inspecteur Clouseau. Héros stupide récurrent du cinéaste Blake Edwards dans sa série des « Panthère Rose ». Car on a bien compris qu’Etienne (Jean Rochefort) était ridicule dans ses enquêtes sur sa femme.

Il se fourvoie aussi dans cette histoire où sa femme fait du théâtre cette séquence coupe le rythme du film.

Vladimir Cosma signe une musique elle aussi plus mélancolique.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Les 4 amis s’apprêtent à profiter d’un petit déjeuner dans leur maison de campagne achetée la veille pour pas cher. La radio annonce la fin de la grève des pilotes, au premier décollage d’un avion, la maison est secouée de toutes parts. La maison se situe en bout de piste. Yves Robert en rajoute un peu trop dans les tremblements et les chutes d’objets, mais l’effet comique est quand même garanti.

L’ANECDOTE

Le film sort en même tant que « Le Crabe-Tambour » mettant Jean Rochefort en concurrence avec lui-même dans les salles de cinéma. Heureusement dans un tout autre genre.

NOTE : 12/20

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