Synopsis

rueducine.com-nouvelle-vague-1Mouvement cinématographique en réaction au cinéma d’après guerre, qui rejette la manière de produire et réaliser un film.

La « Nouvelle vague » est un terme sociologique de Françoise Giroud utilisé en 1957 puis repris en 1958 dans un article d’une publication sur le cinéma.
Critiques assez mordants avec la génération de réalisateurs d’après guerre, parfois frisant l’intolérance et la méchanceté gratuite, de futurs grands noms du cinéma français signent des articles assassins dans « Les cahiers du cinéma« . Mais surtout  par réaction à ce que le cinéma français propose (des films issus d’adaptations de romans tournés en studio et peu penchés sur l’époque d’alors, la fin des années 1950).

Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Eric Rohmer puis François Truffaut sont les artilleurs appelés « jeunes turcs » de cette critique. Critique qui sombre dans la perversion de la « politique des auteurs » qui consiste à dire qu’à partir du moment où on aime un film d’une personne, alors, on se doit d’aimer toute sa filmographie.
Sans parler de l’auto congratulation entre membres de cette « Nouvelle vague » qui jette la suspicion sur ce mouvement qui prend des allures sectaires.

Lorsqu’ils passeront à la réalisation dans les années 1960 et jusqu’au milieu des années 1970, ils écriront des scénarios originaux et s’intéresseront à leur vie contemporaine: la libération de la femme, la guerre d’Algérie, la révolte étudiante, la société de consommation, la libération des mœurs…
La Nouvelle Vague s’intéresse à la jeunesse. Ce sont les héros des films. Ils sont plutôt rebelles à la société, parfois s’affranchissent de la loi, et sont bien souvent oisifs.
D’où un ton libertaire et une façon de filmer plus « libre » en s’affranchissant des studios et en installant les plateaux de cinéma en extérieurs. Ainsi Jean-Luc Godard investit les Champs-Elysées pour « A bout de souffle« .

Chaque réalisateur s’approprie cette nouvelle voie cinématographique, par un scénario original,  propre à chaque personnalité. Le résultat donne à la « Nouvelle Vague » une cohérence minime d’un réalisateur à l’autre ou d’un film à l’autre.

Puis sagement, mis à part Jean-Luc Godard, ils entreront en contradiction avec leurs positions : leurs films ne faisant plus les entrées escomptées, certains comme François Truffaut ou Claude Chabrol adapteront des romans, d’autres comme François Truffaut tourneront en studio.
Il s’entre déchireront se reprochant les uns les autres leur trahison à leurs postulats.  Jean-Luc Godard étrillera bien souvent François Truffaut.
Enfin tous deviendront de vieux messieurs respectables, à la cinématographie guère édifiante, à part François Truffaut qui a connu de vrais succès post Nouvelle Vague mais qui va mourir à l’âge de 52 ans.

En 1956 Jacques Rivette tourne le premier moyen métrage et lance le mouvement avec « Le coup du berger« . Puis en 1958 le long « Paris nous appartient« .

Puis se sont « Le beau Serge » en 1958 et « Les cousins » en 1959 tous deux de Claude Chabrol qui finance ses films en tapant sa famille, qui donnent leur lettre de noblesse.

Et les succès qui assoient définitivement le mouvement sont « Les 400 coups » 1959, « Tirez sur le pianiste » 1960 et « Jules et Jim » 1962 de François Truffaut et « A bout de souffle » (1960) et « Une femme est une femme » (1961) de Jean-Luc Godard.

En 1962 la Nouvelle vague n’est déjà plus ce qu’elle était.

Certains réalisateurs tournent dans l’esprit Nouvelle vague sans en faire vraiment partie: Jean Eustache « La maman et la putain » 1973 qui sera le dernier film emblématique de ce mouvement, Alain Resnais « Hiroshima mon amour » 1959, Louis Malle « Les amants »  1958, « Le feu follet » 1963, Agnès Varda « Cléo de 5 à 7 » 1961 , « La fiancée du pirate » 1969 de Nelly Kaplan.

Les acteurs emblématiques de ce mouvement sont :
Jean-Paul Belmondo pour Jean-Luc Godard et Claude Chabrol.
Jean-Pierre Léaud pour François Truffaut, qui sera l’interprète de la « saga Antoine Doinel ».
Jean-Claude Brialy pour Claude Chabrol.
Anna Karina et Jean Seberg pour Jean-Luc Godard.
Bernadette Lafont pour Claude Chabrol.

On s’aperçoit que ce mouvement regroupe une poignée de réalisateurs, une petite vingtaine de films et s’étale sur trois années. Cela a quand même suffi pour insuffler une nouvelle façon d’appréhender le cinéma en France et à inspirer beaucoup de réalisateurs outre atlantique quand arrivera le « Nouvel Hollywood ».

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