Synopsis

Tel Aviv années 1990, la nuit, deux jeunes hommes tombent en panne de voiture devant un bâtiment sensible israélien. La police leur dit d’évacuer les lieux au plus vite, mais les deux jeunes protestent. Ils sont amenés manu militari dans un terrain vague et sont passés à tabac. L’un d’eux finit par craquer et avouer qu’ils faisaient un exercice sur commande du Mossad. Au petit matin ils rentrent piteux. Ariel Brenner qui n’a pas craqué peut poursuivre l’instruction. Lors d’un exercice pour aborder une personne et le faire parler, une huile d’un service d’espionnage israélien indépendant du Mossad le contacte. Il fait savoir aux formateurs du Mossad qu’il vient d’embaucher Ariel Brenner. Ariel a quitté sa famille à Paris pour aller vivre dans un Kibboutz et a voulu s’engager pour Israël. Son nouveau métier l’empêche de donner des nouvelles. Mais lors d’une mission à Paris il décide d’écrire à sa sœur…

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CRITIQUE

Le film s’inspire de faits d’espionnage réels. Tout d’abord ce qui a amené Israël à bombarder le site nucléaire irakien d’Osirak en 1981. Puis l’affaire Jonathan Pollard qui a mis à mal les relations entre Les Etats-Unis et Israël.

Eric Rochant de ses deux faits, romance autour et signe un film inspiré qui souligne le côté tordu et pervers des services de renseignements. Ceux d’Israël étant parmi les plus compétents et les plus retors au monde.

Le film même s’il nous montre deux affaires d’espionnages et de trahison, montre surtout ce qu’est le métier d’espion. De l’attente, des filatures, des heures et des heures d’écoutes, et de temps en temps une belle mise en scène de manipulation. Elle montre aussi la solitude de ses hommes et femmes obligés soit de se couper de leur proches soit de leur mentir et pour maintenir le contact de les espionner eux aussi.

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Eric Rochant insuffle une modernité dans le film d’espionnage français et mondial, genre peu usité dans l’hexagone.
Eric Rochant évite aussi l’écueil de la romance entre Yvan Attal et Sandrine Kiberlain qui fagociterait  le récit d’espionnage. En bon romantique il se satisfait dans l’ultime plan de son film.

Son casting international est pertinent. Yvan Attal qui ne laisse quasiment rien transparaître de ses sentiments est impérial. Bernard Le Coq qui aurait mérité une plus belle carrière au cinéma est tout bonnement excellent.

Le film est en état de grâce tout du long. Formidable spectacle.

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Le scientifique nucléaire français sent qu’il a été manipulé et est sur le point de tout avouer à sa femme. Sa rencontre avec un certain Bill Haydon au football, ses largesses, et sa persuasion à lui donner des documents confidentiels défense. Mais les services secrets l’interrompent dans sa confidence. Le dénommé Bill Haydon l’assomme définitivement en l’appelant au téléphone et lui disant de ne pas omettre de raconter ses nuits avec la belle prostituée Marie-Claude dans tous les détails même les plus scabreux. Bernard Le Coq cynique et impitoyable à souhait.

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L’ANECDOTE

Le film a été un échec en salles. Selectionné au festival de Cannes il en est ressorti bredouille de plus il s’est fait descendre par la critique, qui a préféré encenser le médiocre « Pulp fiction » du faiblard Quentin Tarantino.

NOTE : 16/20

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