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SYNOPSIS

1965 front de la guerre du Vietnam, un observateur qui travaille pour le compte du secrétaire à la défense, Robert McNamara, rend compte sur le désastre militaire pour les Etats-Unis qu’est la guerre du Vietnam. Mais le gouvernement du président Lyndon B. Johnson maintient le cap. Tout se déroule comme prévu… 1971 sous la présidence Nixon l’ex observateur travaille désormais pour la RAND corporation, société de conseil politique et stratégique. Excédé par les mensonges des différentes présidences (Truman, Eisenhower, Kennedy, Johnson et Nixon), Dan Ellsberg décide de photocopier une compilation de rapports sur le conflit. Celui-ci qui coûte énormément en vies humaines américaines et de les faire parvenir au « Times » à New York. A Washington, Benjamin Bradley rédacteur en chef du « Washington Post », constate qu’il est plus souvent à lire les scoops des autres qu’à en publier…

CRITIQUE

Hollywood ne s’est jamais remis vraiment de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy pas plus que de la désastreuse présidence de Richard Nixon qui s’achève sur une piteuse démission. Donc Steven Spielberg reprend des événements qui éclairent de façon différente les années Kennedy-Nixon. Les scénaristes Liz Hannah et Josh Singer se basent sur le scandale des Pentagon Papers. Plus de 7000 pages de rapports au fil des années sur le conflit en Indochine devenu depuis le Vietnam. Ainsi que sur l’impasse annoncée qu’est l’intervention américaine dans ce pays. Toutes les administrations sachant depuis la fin des années 1950 qu’en intervenant au Vietnam financièrement, puis par du conseil militaire et finalement en envoyant des G.I.’s, cela ne pouvait finir que de façon sinistre pour les Etats-Unis.

Si l’administration de J.F.K. ne ressort pas grandie du film, c’est cependant celle de Richard Nixon qui en prend pour son grade. Accusée de brutalité, et de censure journalistique, cas sans précédent aux Etats-Unis. Le film s’achève d’ailleurs sur le cambriolage des locaux du parti démocrate au Watergate en 1972. Ce qui se conclura par la démission du président en août 1974. Ainsi il échappera à l’inévitable destitution (empeachment) qui l’attendait.

Le film est passionnant à suivre de bout en bout. Steven Spielberg qui a du métier, maîtrise le récit de bout en bout et ne perd pas le spectateur en chemin. Il est appuyé par deux immenses acteurs. Meryl Streep et Tom Hanks tous deux formidables. Sans aucun souci de crédibilité pour leur personnages. Meryl Streep interprète Katharine Graham la propriétaire du journal « Washington Post » dont elle a hérité à la mort de son mari. Elle joue parfaitement une femme qui pour l’époque détient une place rare, voire inédite, de chef d’entreprise. Qui plus est elle fréquente les cercles du pouvoir et détient elle même un contre-pouvoir à ceux qu’elle croise à longueur de cocktails et de repas.

La révélation (certes tardive) est l’acteur Bob Odenkirk. Il faut dire qu’il tourne beaucoup pour la télévision. En me penchant sur sa biographie j’étais ébahi par les multiples talents de l’homme. Outre acteur, il est aussi scénariste, réalisateur et chanteur auteur de chanson. Bref une belle palette de talents. Dans le film il joue le journaliste qui obtient de Dan Ellsberg la compilation des rapports sur l’intervention américaine au Vietnam. Et il est remarquable!

Enfin la musique de John Williams est d’une discrétion un peu trop prononcée. Elle ne laisse aucun souvenir après visionnage du film.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Benjamin Bradley lors d’une prise de bec avec Katharine « Kay » Graham la propriétaire du « Washington Post » lui demande de mettre dans sa poche son amitié avec Robert McNamara. Il est un proche et conseiller pour le journal depuis la mort de son mari. Bradley réclame la publication des rapports qui mettent en cause l’action de l’ex secrétaire d’Etat à la défense sous les présidences de Kennedy puis de Johnson. Celle-ci rétorque que cette amitié lui est très chère et que sous la présidence de JFK elle n’a pas lu d’articles de sa part dans lesquels il ne retenait pas ses coups contre « son ami » le Président. Beau face à face Meryl Streep – Tom Hanks.

 

L’ANECDOTE

29ème film de Steven Spielberg mis en musique par John Williams et 5ème film du réalisateur avec Tom Hanks pour vedette.

NOTE : 15/20

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