Synopsis

Londres années 1970, tandis que dans la Chambre des Communes le très conservateur Sir George Wheeler met en garde le gouvernement sur la recrudescence de la criminalité, Michael Rearden se rend à un rendez-vous chez un certain MacKintosh. Qui avec sa secrétaire madame Smith lui font un topo sur le transport de diamants via la poste moyen le plus sécurisé jamais trouvé à condition de prendre quelques précautions. Michael Rearden dans sa chambre d’hôtel reçoit des mains de madame Smith des faux papiers ainsi qu’un pouvoir de retrait de 40 000 livres sur un compte ainsi que madame Smith qui s’offre à lui. Le lendemain il se rend à une adresse de complaisance et au passage du facteur agresse celui-ci et lui dérobe un paquet. Ce paquet est remis à madame Smith dans le métro. Mais sitôt rentré dans sa chambre d’hôtel Michael Rearden est arrêté…

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CRITIQUE

4 ans après le magnifique « La lettre du Kremlin » (« The Kremlin letter« ) (1969) John Huston récidive avec une adaptation de roman d’espionnage.

Il s’agit pour « Le piège » d’un roman de Desmond Bagley.
Dans ce film aussi on ne connaît pas les motivations des personnages, ce n’est qu’au fur et à mesure du développement de l’intrigue que le puzzle se met en place.
Le genre du film d’ailleurs ne s’annonce que bien tard. Le spectateur pense qu’il se situe dans un polar ou un thriller, ce n’est qu’au milieu du film qu’il s’aperçoit qu’il baigne en plein film d’espionnage.
John Huston filme de façon assez froide et cynique ce petit bal d’espions qui s’achève sur une note amère.

Mais ce film n’a pas la puissance de « La lettre du Kremlin« . Certains diront que pour John Huston ce film est au mieux une récréation, au pire un film alimentaire.
Il ne faut rien exagérer.

C’est avec un grand plaisir que l’on se laisse emporter dans ce récit assez sec, sans la moindre fioriture et qui contient quelques belles scènes d’action.

 

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La photographie de Oswald  Morris qui avait déjà mis en lumière le film de Martin Ritt « L’espion qui venait du froid » (« The spy who came in from the cold« ) fait un superbe travail notamment sur les terres d’Irlande.

Paul Newman est impérial.
James Mason dans son rôle d’hypocrite réactionnaire fait des merveilles.
Dommage que le jeu de Dominique Sanda soit moins convaincant.
On peut aussi remarquer une certaine Jenny Runacre qui n’hésite pas à donner du coup de savate indistinctement dans les parties intimes ou dans la tronche. Du grand art!

Maurice Jarre compositeur qui a travaillé plusieurs fois pour John Huston signe ici une belle ritournelle. Son orchestration fait penser à celle de John Barry pour « Ipcress : danger immédiat » (« The Ipcress file« ) (1965) de Sidney J. Furie, en particulier avec une utilisation du cymbalum pour évoquer la présence d’espions soviétiques.

 

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LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La spectaculaire poursuite en voiture sur les petites routes d’Irlande parfois à peine carrossables.

L’ANECDOTE

Après ce film John Huston va tourner un de ces films monuments dont il a le secret : « L’homme qui voulut être roi » (« The man who would be king« ) (1975) avec Michael Caine et Sean Connery.

NOTE : 14/20

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