Synopsis

Année 1970, un industriel italien à bord de sa somptueuse Maserati vient planquer sa petite fortune en Suisse, après un contrôle douanier, il se rend à la banque mais celle-ci est fermée. Lorsqu’il veut reprendre sa voiture celle-ci est bloquée par une moto. Alfredo Rossi commence à râler, quand soudain une femme toute de cuir noir et dont le casque laisse passer ses beaux cheveux blonds, vient dégager la moto. Subjugué, il suit l’inconnue qui l’amène dans une course poursuite dans les petites routes de montagnes. Mais sur un petit pont qui enjambe une rivière c’est la panne…

CRITIQUE

Soyons franc ce n’est pas la meilleure comédie à l’italienne d’Ettore Scola. Mais une petite comédie à l’italienne d’Ettore Scola qui a de la tenue!

Tiré d’une oeuvre de Friedrich Dürrenmatt « La panne », ce film semble récréatif et le réalisateur s’autorise quelques facilités ou quelques scènes étirées au-delà du raisonnable. Cependant ce film sur le procès d’un inconnu invité par quatre vieux magistrats (un procureur, un juge, un avocat et un assesseur) qui s’amusent à fouiller la vie privée de leur hôte est plaisant à suivre. Le côté théâtral reste un handicap pour le film.

La distribution est grandiose, parfois on n’hésite pas à cabotiner côté Pierre Brasseur ou Michel Simon mais le spectateur passe un moment sympathique. C’est une comédie qui a de la tenue, pas une once de vulgarité, où il est question de pouvoir, d’argent, de sexe, de libations, d’agapes et autres tentations diverses et variées.

Face à quatre vétérans du cinéma français encore bien en forme, Alberto Sordi est grandiose.
Il joue à merveille un homme dont le passé est possiblement entaché de quelques gestes contraires à la loi des hommes.
Il rend avec prouesses les atermoiements d’un homme qui ne sait s’il est en danger ou juste dans une comédie mise en scène par quatre retraités en mal d’exercice de leur métier.

A la fin dramatique du film proposée en 1971, lui est substituée en 2014 une fin alternative rangée dans un tiroir. Plus explicite et moralisatrice mais moins percutante et mémorable.

Janet Agren est la touche féminine du film au sex appeal sur-développé. Attention les yeux!

Armando Trovajoli signe bien entendu une musique easy leastening de grande classe.

 

 

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La sentence a bien lieu dans un ralenti interminable. Heureusement le rire d’Alberto Sordi fait passer la pilule.

L’ANECDOTE

Pierre Brasseur décède d’un arrêt cardiaque dû à un emphysème à la fin du tournage du film. Il est encore en Italie à Brunico avec ses collègues acteurs.

NOTE : 14/20

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