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SYNOPSIS

Milan, années 1970, le commissaire Matteo Rolandi suit un trafiquant de drogue jusque dans un hôtel où une exposition d’art international dans le grand hall est entrain d’être inaugurée. Quand soudain, le portier de l’hôtel se rue sur un homme suspect, se bat avec lui et une bombe explose faisant plusieurs victimes. Le poseur de bombe parvient à s’enfuir mais il est repéré par un Luigi Balsamo policier ami de Rolandi. Mais Balsamo désarmé ne peut rien faire quand l’homme le menace avec un revolver. Luigi Balsamo est aussitôt interrogé par le procureur de la République Di Federico chargé de l’enquête sur l’attentat…

CRITIQUE

Film symptomatique des années de plomb en Italie: Attentats aveugles, déstabilisation du pouvoir, corruption, confusion politique, ce film italien est bel et bien ancré dans l’Italie du moment Avec sa violence imprévisible et ses méandres politiques nauséeux.

Reste que Luciano Ercoli (1929-2015) n’est pas Francesco Rosi, ni Damiano Damiani et que Gianfranco Calligarich n’a pas écrit un scénario mémorable même s’il est solide.

L’interprétation est assurée par des acteurs méconnus en France. Le plus connu étant l’américain Arthur Kennedy (1914-1990) venu en Italie à demeure depuis 1973 pour trouver un nouveau souffle à sa carrière.  Il interprète le procureur de la République Di Federico manipulé par son substitut.

Le rôle principal est tenu par le peu charismatique Claudio Cassinelli (1938-1985). Et Franco Fabrizi (1916-1995) n’est pas au point dans son jeu de flic malchanceux.  On regrettera que Valeria d’Obici ait un si petit rôle.

Le film manque un peu d’aisance financière. Comme le commissaire qui a une Mercedes qui roule…au gaz!

Je garde le meilleur pour la fin : la musique de Stelvio Cipriani (1937-2018) qui déroule un thème pop très mélodique et pêchu qu’il va s’ingénier à décliner de multiples façons en variant les tempos et les orchestrations. Elle relève à elle seule une sauce qui aurait pu être bien fade. En sortant du film on chantonne la bande originale c’est déjà ça! Chapeau bas maestro.

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

Luigi Balsamo a quitté l’appartement du procureur où il était assigné, pour aller acheter des oranges. Il met les oranges dans un sac en papier, mais un tueur est embusqué. Scène hommage au film « Le parrain » (« The godfather« ) (1972) de Francis Ford Coppola

L’ANECDOTE

Luciano Ercoli est tout d’abord un producteur. Mais pas sur ce film.

NOTE : 12/20

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