Synopsis

Fin des années 1940 Steve Thompson revient à Los Angeles. Il reprend son job de convoyeur de fond, retrouve sa famille puis erre vers les lieux qu’il fréquentait avec Anna son ex-femme. Notamment un bar et un dancing. Il retrouve Anna un soir au dancing. Elle vit avec un gangster Slim Dundee. Au début Steve ne veut pas replonger dans une relation passionnelle avec elle. Car il sait que cela finit en disputes interminables. Cependant Anna est maltraitée par Dundee. Steve ne supporte pas de la voir ainsi, il cherche un moyen pour qu’ils échappent à Dundee…

rueducine.com-pour-toi-j-ai-tue-photo (5)

CRITIQUE

Le côté fataliste du film (tous les personnages sont voués à l’échec) est très réussi. Chaque personnage inspire au spectateur un sentiment d’impasse à court terme. L’anti-héros éprouve une attirance-répulsion pour son ex femme qui elle choisit toujours le mauvais amant. Yvonne De Carlo arrive à bien rendre à son personnage une telle fascination pour l’argent que c’est par le sexe qu’elle compte arriver à l’aisance financière.

Yvonne De Carlo interprète une des plus belles garces du cinéma noir américain. Son personnage a toujours une trahison d’avance. Toujours un mensonge à servir au personnage interprété par Burt Lancaster aveuglé par sa passion. Son personnage est bien mieux écrit et développé que celui d’Ava Gardner dans « Les tueurs » (1946) du même réalisateur. Cela donne ainsi plus d’épaisseur psychologique non seulement à la femme fatale mais aussi au personnage de Burt Lancaster.

rueducine.com-pour-toi-j-ai-tue-photo
Le gangster interprété par Dan Duryea émane quant à lui la perversité sexuelle et morale. Malgré ses costumes blancs et sa claudication, c’est le personnage fort du film. Celui qui retourne les situations.

Robert Siodmak signe un film riche, remarquablement photographié, il alterne avec bonheur les plans larges, les plans américains et les plans serrés. De plus le film contient une belle scène d’action en son milieu, formant un magnifique climax.

D’autant que cette scène arrive après un long flashback et précipite la scène dans le temps lui donnant un plus gros impact sur le spectateur.
D’après les spécialistes du genre un des meilleurs films du genre noir et un des meilleurs films de Robert Siodmak (1900-1973) dans sa période américaine (1940-1954).

Excellente illustration musicale signée Miklós Rózsa.

 

rueducine.com-pour-toi-j-ai-tue-photo (7)

LA SCÈNE D’ANTHOLOGIE

La préparation du hold-up du fourgon mis au point avec l’appui d’un vieil homme rompu à ce genre de faits et alcoolique mondain. Scène fascinante.

L’ANECDOTE 

Au début du film dans le bar dancing, Anna Dundee danse au bras d’un jeune homme. Le rôle du jeune homme est tenu par Tony Curtis dans son tout premier rôle (de figuration) au cinéma.

NOTE : 16/20

Video & Photo

1 videos 6 photos

Write a comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *